V. 887-979. Cf. Alcest., 902 sqq
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Mais peut-être dans la versification et le style du Rhésus se trouvera-t-il des indices qui permettront de décider enfin si la pièce est ou n'est pas d'Euripide ? C'est encore
là, à mon sens, une espérance bien trompeuse.
Selon le jugement des habiles*, le Rhésus semble versifié avec une exactitude qu'Euripide lui-même n'a plus eue à dater de certaine époque'^ où s'introduisit en cela une négligence générale. Qu'en conclure? Qu'un Alexandrin,
faiseur de pastiches, est remonté, par un efl'ort laborieux, à cette exactitude primitive; ou bien qu'elle est du fait d'Euripide dans un temps où il ne se permettait pas encore de se négliger, dans le temps des compositions de sa jeunesse, comme pensait Cratès'?
Quant au style du Rhésus^ les juges compétents, qui sont si rares, trouvent qu'il diffère du style d'Euripide en un point: c'est que ce poète use de préférence, poétiquement, d'expressions empruntées au langage ordinaire, tandis que l'auteur de la pièce en litige semble affecter les formes rares et vieillies Ces étrangetés de diction,