ebafd., XII, 779sqq. . „ r ,. .4 r
V. 'E/eo;, Apollod., Biblioth., II, 8, I ; Misericordia, Quintilian,
Inst.,orat.y V, 11, 3S; Apul.. Metam., II; Clemenlia, Plin., Hist,
nat., II, v; Stal., 27ie6aïd.,XII, ^82.
Misericordiam prudentissima civitas Atheniensium non. . . . pro affecta,
sed pro numine consecravit. quintilian., tbtJ.
Flentibus aram Et proprium miseris numen statnislis Athen».
Claudian., de Bell. Giidon., 404.
dans une meilleure fortune, voilà ses ornements. Autour est un bois au doux ombrage, des lauriers religieusement parés de bandelettes, Tolivier, cet arbre des suppliants. Point d'image; la figure de la déesse n'est confiée à aucun métal; c'est dans les cœurs qu'elle aime à faire son séjour. Cet autel n'est jamais sans adorateurs tremblants, sans une foule malheureuse qui Passiége ; il n'est ignoré que des heureux. On dit que, protégés parles armes d'Athènes, après les funérailles du dieu leur père, les enfants d'Hercule le fondèrent. C'est une tradition au-dessous de la vérité. On doit croire que les dieux eux-mêmes, ces
hôtes de l'Attique, qui lui ont donné des lois, des mœurs nouvelles, les rites sacrés, les semences nourricières, confiées au
sol jus ;ue-là stérile, que ces dieux y ont eux-mêmes consacré un asile commun à tous les maliieureux, duquel n'approchassent ni la colère, ni la menace, ni les volontés tyranniques, dont les caprices violents de la Fortune respectassent la sainteté. Dès lors il était connu de nations innombrables: guerriers vaincus, citoyens exilés, rois déchus, involontaires coupable?, s'y rendent en foule et viennent y chercher la paix. Cette demeure hospitalière a plus tard vaincu les fureurs d'OEdipe, sauvé Olynthe de la destruction, de la mort, soustrait à la pour
suite de sa mère le malheureux Oreste'. »