V. 36. Cf
dans une nrieilleure fortune, voilà ses ornements. Autour est un bois au doux ombrage, des lauriers religieusement parés de bandeleltes, Tolivier, cet arbre «ies suppliants. Point d'image; la figure de la déesse n'est confiée à aucun métal ; c'est dans les cœurs qu'elle aime à faire son séjour. Cet autel n'est jamais sans a«iorateurs tremblants, sans une foule malheureuse qui l'assiège ; il n'est ignoré que des heureux. On dit que, protégés
parles armes d'Athènes, après les funérailles du dieu leur père,
ies enfants d'Hercule le fondèrent. C'est une tradition au-dessous de la vérité. On doit croire que les dieux eux-mêmes, ces
hôtes de PAttique, qui lui ont donné des lois, des mœurs nouvelles, les rites sacrés, les semences nourricières, confiées au
sol jus]ue-là stérile, que ces dieux y ont eux-mêmes consacré un asile commun à tous les maliieureux, duquel n'approchassent ni la colère, ni la menace, ni les volontés tyranniques, dont les caprices violents de la Fortune respectassent la sainteté. Dès lors il était connu de nations innombrables: guerriers vaincus, citoyens exilés, rois déchus, involontaires coupables, s'y rendent en foule et viennent y chercher la paix. Cette demeure hospitalière a plus tard vaincu les fureurs d'OEdipe,
sauvé Olynlhe de la destruc! ion, de la mort, soustrait à la pour suite de sa mère le malheureux Oreste*. »