Thehaïd., XII, 481 sqq
ClIAPITUE DIX-NEUVIÈME.
Continuation du niûme sujet.
Le moule dramatique dans lequel Euripide avait jeté ses Slip pliantes, il y a aussi, à une autre époque, pour une autre occasion, jeté un autre sujet, celui de ses //cmclides. Si Ion peut s'étonner du sans-façon qui lui a fait reproduire, au bout de quelques années, une combinaison presque absolument pareille de personnages, de situations de tableaux, il y a lieu aussi d'admirer la singulière
flexibilité d'esprit et de talent, qui a su l'accommoder a
des circonstances contraires, à un ordre différent d'aven-
tures. La seconde pièce, en effet, est aussi hostile aux Arf^iens que la première leur était favorable, et la generosUé d'Athènes, toujours égale à elle-même en toute occurrence, s'y exerce envers de nouveaux suppliants; non plus les mères, les fils des guerriers morts sous les murs de Thèbes et barbarement privés de sépulture,
mais la famille, la postérité d'Hercule, que poursuit,
depuis la mort du héros, par toute la Grèce, l'impitoyable
Eurvsthée.
Celte troupe errante s'est arrêtée à Marathon', lune
des villes qui composent la Téllapole^ partie de l'Attique échue en héritage' à l'un des deux fils de Thésée,
2^ \. 80 Cf. Aristoph., Lysistr., 285, schol.; Diod Sic, IV, ,57; XII, 45; schol. Soph. ad Œd. Col, 689; Slrabon, VIII, etc. Voyez Musgrave, ad, v. 36; Raoul-Uocliette, Thédlre des Grecs, édiUon de
182f, l IX, p. 414.