Pausan. , AU., xxxii. Cf. Strab. , VIII
une fortune indigne de moi, convenable peut-être à quelque autre qui serait de race moins illustre? Prenez donc ce corps et
conduisez-moi où il faut que je meure ; couronnez-moi, consa-
crez-moi, comme il vous semblera bon; et puis soyez vainqueurs de vos ennemis. Cette vie est à vous; je vous l'abandonne, volontiers, sans contrainte. Oui, je le proclame, je veux mourir pour mes frères et pour moi-même. Je ne tiens pas à l'existence, et j'ai trouvé une noble voie pour en sortir'. »
A cette généreuse résolution, à ces nobles accents de la digne fille d'Hercule, le chœur éclate en acclamations, lolas, plein d'admiration, et aussi de pitié, voudrait du moins que le sort choisît entre elle et ses sœurs la victime demandée. Elle s'y refuse, avec une sorte d'indignation,
ne voulant tenir que de sa libre volonté la gloire de mourir pour les siens. Ainsi s'exalte de plus en plus son âme ; ainsi croît son héroïsme ; on le lui dit, et le poëte, toujours
ingénieux commentateur de son œuvre, nous le dit à nousmêmes, par la bouche d'Iolas^ et non pas, comme on l'a
voulu à tort', de Démophon, témoin muet de cette belle scène, jusqu'au moment peu éloigné, on le verra, oii son tour viendra d'y intervenir.
lolas se rend et dans des termes dont Macarie loue la
curieuse réserve*. Une lui conseille pas demourir, ce serait avoir part à sa mort; il ne l'en détourne pas non plus,
il se rendrait coupable envers la déesse à qui elle s'est hbrem*int vouée ^ Il se contente de lui dire que son dévouement sera utile à sa famille. Nous avons rencontré ailleurs ^, chez notre poëte, un autre exemple de cette résignation respectueuse et sans larmes à un sacrifice sanglant, volontairement accepté par la victime ''.
Macarie souhaite qu'Iolas l'assiste au moment suprême;
troublée de cette inquiétude publique que les poètes et les