‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 716 sur 893 · Electr.^ V. 25 sqq. Voyez t. II, p · texte numérisé non relu

Electr.^ V. 25 sqq. Voyez t. II, p

s! liiad.',\U, 157; XI, 669; XXIII 626. 4. jEn., Vlil, 560.

5 Ibid.f II, 506 sqq.

LES SUPPLIANTES. LES IIÉRACLIDES. 2^1

moraliste, un satirique, qui, voyant l'homme dans le

héros sourit quelquefois et nous fait sourire des plus touchantes, des plus nobles figures retracées par son pinceau.

Une courte prière du chœur aux dieux protecteurs

d'Athènes sépare le départ d'Iolas et la nouvelle de la victoire où Ta enfin emporté la causa desHéraclides. Cette nouvelle est apportée par un esclave encore, non plus d'Hyllus*, mais, la chose est bien évidente, d'Alcmène',

qui, dans le premier transport de sa joie, lui promet la

liberté, et paraît, à la fin de la scène, avoir un peu trop oublié cette promesse, prudemment rappelée par le pauvre messager. C'est encore là un de ces traits par lesquels Euripide ne craint pas de s approcher des limites

de la comédie. Après une annonce succincte, ainsi qu'il était naturel, de ce que sa maîtresse est d'abord pressée de savoir, c'est-à-dire de ce qui se rapporte particulièrement à ceux qui lui sont chers, l'esclave d'Alcmène lui fait des événements de ce grand jour un long récit

plein de mouvement, de vivacité, où. comme dans les

morceaux de ce genre, fréquents chez les tragiques grecs, s'allient heureusement une aisance familière avec la richesse, la magnificence épique et môme le merveilleux des détails. Il est plus court de le citer que de l'analyser

et de le louer.

« Les deux armées, déployées dans la plaine, étaient en présence. Entre elles paraît Hyllus, descendu de son char, a Chef (( des Argiens, dit-il..-, combattons seul à seul; si tu suc- « combes, je serai rétabli dans les honneurs et la maison de mon

<r père. » On applaudit à une proposition qui peut finir les maux

de tous et témolj^me d'un grand cœur. Mais Eurysthée, sans

éfrard pour le sentiment de ceux qui l'ont entendue, sans crainte qu'on accuse son courag-e, un général ! n'ose venir se metti e à la portée -de la lance. Cet homme n'était qu'un kiclic, et pensait toutefois réduire en esclavage la postérité d'Hercule! Ilyliusdonc se retire parmi les siens, et les devins, n'espérant plus

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