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V. 844. Voyez, plus haut, p

LES SUPPLIANTES. -— LES HÉRACLIDES. 325

qui se mettent sous la protection d'un autel, un vieillard qui les guide et parle en leur nom, un héraut, brutal et arrogant ministre d'un tyran, qui les poursuit, un Toi, un peuple généreux qui embrassent leur défense et livrent pour eux de rudes combats ; dans toutes deux, un sacrifice volontaire et sanglant attriste la victoire. Mais cet

incident pathétique est diversement placé, dans les Suppliantes à la fin de la pièce, dans les Héraclides au commencement ; en outre, il n'est dans la première tragédie

qu'un épisode, il fait partie de l'action dans la seconde, à laquelle assureraient quelque avantage, comme œuvre dramatique du moins, les péripéties qui s'y rattachent, SI ce qui suit ne laissait se refroidir, et à la fin, se glacer l'émotion.

Ce n'est pas seulement aux Suppliantes que ressemblent les Héraclides^ mais à la première partie de Y Hercule

furieux, où les jeunes enfants du héros, sans autre protection qu'une femme et un vieillard, leur mère Mégare, leur aïeul Amphitryon, cherchent en vain au pied des autels un asile contre les fureurs du tyran Lycus*.

Euripide n'évitait guère de se répéter, bien sûr qu'il saurait aussi se renouveler par la variété des détails le tour différent de la pensée et de l'expression. Les Héraclides offrent de ces répétitions des exemples bien nombreux, trop nombreux peut-être. La violence de Coprée n'est pas sans analogie avec celle d'Hermione, de Méné-

las*. Par sa pureté, son courage, son héroïsme, Macarie

rappelle Praxithée, Iphigénie, Polyxène', dont les admirables rôles, pareils et pourtant divers, ne méritaient

guère d'être traités, comme ils l'ont été *, de lieux communs tragiques. H y a dans les réminiscences guerrières du vieil lolas quelque chose d'approchant du comique,

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