‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 720 sur 893 · Elrasley:«. Omnes (orationes) locis communibus referOi · texte numérisé non relu

Elrasley:«. Omnes (orationes) locis communibus referOi

sunt, quarum multo patientiores fuerunt Athenienses quam noslri

Euiupiije. II. — 15

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qui se retrouve dans Tinnocente jactance du bon Pélee . Alcmène, enfin, par l'excès de son humeur vindicative, se dégrade absolument de même qu'Hécube*.

Il arrive à Euripide, assez souvent, et particulièrement dans cette pièce, de se trouver, soit rencontre, soit plutôt

imitation, sur la trace de ses devanciers. Les Héraclides

doivent certainement beaucoup aux Suppliantes et aux

Perses d'Eschyle. Dans les scènes du vieux tragique, ou

le héraut égyptien s'efforce d'entraîner les filles de Danaûs, où le roi Pélasgus réprime son insolence % se trouve le modèle des scènes de Goprée avec lolas et avec Démophon. Alcmène, après la bataille qui a décidé du sort des siens, s'informe d'eux à peu près comme la mère de Xerxès s'informe de son fils ; et dans le récit même de la bataille, plus d'un passage semble échauffé par le souvenir

de l'historien-poëte, du soldat de Salamine*.

Les rapports de la tragédie des Héraclides avec Vœdipe

à Colone de Sophocle ne sont pas moins évidents. Qu'on

se rappelle l'attentat de Gréon sur la liberté d'Œdipe, suppliant d'Athènes et des Euménides, la dignité affectée l'habileté perfide avec lesquelles ce méchant homme s'explique devant Thésée, le présent que tait Œdipe aux Athéniens de sa cendre dont la possession leur assurera dans l'avenir la victoire sur les Thébains \ Seulement,

Vauteur des Héraclvks étant mort avant l'auteur à'Œdipe

à Colone, qui n'eut pas le temps de faire lui-même représenter sa pièces il est clair que la priorité appartient ici

à Euripide. ,,

Je dois faire aux Héraclides le même reproche qu a VHercule furieux' ; c'est que ces réminiscences, ces imitations leur retirent une grande part de leur originalité

1. Dans VAndromaque. Voyez t. III, p. 279 sqq. l Dans VHécuhe. Voyez t. III, p. 341.

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