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Voyez Guignaut, nïtigions de raw.^L'lv^.^S^tvTPp^àr " 7328 : II* part., pi. CCLIII. ' 'j * paiu, Y. ôZtS ^
4. Voye^ n" Ifl, 212, 219, 2Î0, 388, «8 du Musée des Antiques.
DE LA TRAGÉDIE GRECQUE
nombre de celles qui se voient si délicatement, si élégamment tracées sur les vases peints de TÉlrurie, il y eu a qui semblent bien anciennes, qu'on peut supposer à peu
près contemporaines de ce qu'elles expriment. La Grèce, qui avait envoyé aux Étrusques, à la suite de Démarate, le père du premier Tarquin, ces artistes au nom symbolique, Euchir et Eugramme, en qui se personnifie Tart
de mouler et de peindre Targile*, les fournit ensuite, pour
l'exercice de cet art, en abondance, de sujets empruntés
à sa poésie épique et dramatique, et, par cette voie, la
tragédie grecque, que Rome devait ignorer longtemps,
s'approcha d'elle bien avant l'époque où le consul M. Livius Salinator Ty amena de Tarente, avec son captif Andronici:s. Peut-être même s'étaii-elle déjà^ montrée, ou se montra-t-elle plus tard sur la scène des Étrusques, qui eut, nous le savons par Varron^, mais il ne nous apprend pas en quel temps, des tragédies, des poètes tragiques, dont un nommé Volnius.
Nous voilà revenus, par un long détour, au théâtre.
Qui nous y fera suivre jusque dans le moyen âge la trace
de la tragédie grecque? Ce sera la pantomime, le dernier
spectacle, le dernier drame du monde ancien, qui enchanta si longtemps et Rome, et Byzance, et toutes les villes occidentales, orientales qui relevaient d'elles; la pantomime, qu'au vi" siècle de notre ère le ministre de Théodoric, Cassiodore, s'occupait de relever, par ses règlements, avec autant de sollicitude que les autres ruines de la civilisation romaine et de l'administration
impériale*. Cette poésie, au muet langage, comme disait
Simonide *, n'avait pas été étrangère à l'art dramatique
des Grecs; elle Tavait même précédé, sous un autre nom,
celui qui désignait la danse dans ces espèces de représentations lyriques dont il était sorti : le tétramètre irochaïque, mètre orcheslique, dit Aristote'', avait été long-
1. Plin., Hist. mt., XXXV, 43. — 2. De ling. lat, V, 55. — 3. Cassiod., EpisL, I, 2U; IV, 51. — 4. Plutaicli., Sympos., IX, ]o. -