Ibid
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victime, s'efforçant seulement, ce qui ne lai est pas longtemps possible, de tromper sur son sort sa mère et son amant. Au moment où elle va périr, Sthénélus découvre que Foracle a été dicté à un prêtre imposteur par Goprée,
l'agent d'Eurysthée : dérobée par lui au couteau sacré,
OU plutôt sacrilège, emportée sur son char au milieu de
ses soldats , prix du combat et gage de la victoire,
Olympie voit celui qu'elle aime mettre en fuite les Argiens et immoler leur roi. L'idée du faux oracle et du dénoûment heureux qu'amène la découverte de l'imposture, n'était pas nouvelle. Elle avait été employée, sinon peut-être imaginée, en 1727, par Boissy, dans une détestable Alceste que j'ai précédemment exhumée*. Elle
plaisait peut-être alors par les déclamations obligées
contre les fraudes sacerdotales qu'elle amenait à sa
suite. Elle paraît aujourd'hui, comme presque tout le
reste, quelque chose de bien moderne, de bien étranger
à l'esprit, à la couleur du sujet. A part ce défaut de convenance, qui ne choquait pas en ce temps, le plan de
Marmontel , assez bien conçu , je l'ai déjà dit avec La Harpe, prêtait à des scènes touchantes, surtout par la situation où il plaçait le principal personnage, Olympie, entre les affections du sang, les mouvements de la
passion et l'inflexible loi d'un cruel devoir, entre Tera-
portement de sa douleur et le besoin de la cacher sous
des apparences tranquilles. Mais le mérite de la conception a été comme annulé par le vice de l'exécution,
par une pensée constamment vulgaire, un style dont l'auteur lui-même*, qui l'a plus tard un peu amendé, ne s'est pas dissimulé la négligence et la faibless3 ; un style quelquefois incorrect, presque toujours lâche , vague , décoloré , surtout commun , comme ce qu'il exprime.
Deux passages, deux seulement, doivent être exceptés
de cette critique. C'est une noble prière d'Olyrapie au roi
d'Athènes * ; ce sont de tendres adieux dont elle le
t. T. 111, p. 228 sq.