Athen., Deipn., XIII, XIV
7. Sur tous ces poëtes, voyez, en dernier lieu, P. G. Wagner, Eu-
ripid.y F. Didoi, 1846, t. II, p. 915 sqq., Poet. trag. grxc. fragm., et dans notre t. I, les p. 30 sq., 69, 73 75, 99 sqq.
^. «.... Adeotra^icam forniam refert, ut nonnisi imperilo satyrica fabula videri poluent. » (Boeckh, Grxc. trag. prtnc. xxiv.)
Vit
imm
grecques, de tous genres et de tous sujets, sans exception.
Les Bacchantes^ je l'ai dit ailleurs*, furent données avec Ylphigènie en Aulide et VAlméon du même poète, après sa
mort, l'année même ou l'année suivante, à Athènes, par Euripide le jeune'. Si,comme on Va cru, comme il y alieu de le croire, ces tragédies, déjà connues du public pétaient alors ramenées sous ses yeux par un hommage pieux à la mémoire du grand homme qu'il venait de perdre, le fait seul de cette reprise, honorable pour toutes trois, témoignerait de l'estime dont jouissaient en particulier les Bacchantes.
Elles furent au nombre des pièces d'élite qui, souvent
représentées sur les scènes diverses de la Grèce, passèrent de là en Asie. On les y jouait encore, j'ai eu aussi occasion de le dire', au temps de la défaite de Grassus.
Elles eurent place dans le répertoire que le rude génie
1. D'après le scoliaste d'Aristophane, ad Ran., v. 67. Voyez t. I,
p. 70. Cr. 13isq.; III, 8.
2. Selon Bœckh {Grœc.trag. princ, xxiii, xxiv), ce fut avec des changements dont le savant critique croit retrouver la trace dans certaines variétés de leçons, qui ne manquent à aucun ouvrage ancien, sans qu'on songe cependant à en tirer celte conséquence ; dans certaines ressemblances avec des passages d'autres ouvrages d'Eunpide, ressemblances faciles à expliquer chez un poète aussi fécond^ et qui, comme tous ceux qui produisent beaucoup, s'est beaucoup répété;
dans certains traits sophistiques, qu'à ce titre même il peut fort bien
revendiquer ; dans certaines contradictions qui viennent ou d'une inadvertance de l'auteur, ou de l'obscurité mythologique du sujet; enfin, ce qui serait plus spécieux, dans certains mots, certains vers cités par les
anciens comme appartenant aux Bacchantes, et qui ne s'y trouvent plus aujourd'hui. Il est tien vrai, M. Bœckh le dit lui même, qu'ils peuvent avoir été cités ainsi à tort, et avant lui déjà, il le rappelle au-^si, on avait fait la remarque que peut-être ils avaient leur place à rendroit OÙ existe malheureusement une lacune assez considérable, c'est-à-dire après les v. 1319. 1320. Voyez, sur un autre argument de M. Bœckh, qu'on peut aussi ne pas trouver assez concluant, notre t. l, p. IIVi, î>q.
3. Quelques critiques (voyez, entre autres, G. H. Mey er, de Kiiripi-
disBacchabus^ Golim^.j 1833, p. 60; M. Artau-l, traduction d'Kuri-
pide. Notice sur les Bacchantes, t. II, p. 207) i^ensent que les Bacchantes furent composées et représentées en Maccdtnne dans les dc.-
nières années de la vie de l'auteur. Elles auraient alors été tout à fait nouvelles pour le public athénien quand Euripide le jeune les fit jouir avec VIphiyénie en Aulide etVAlcméon.