‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 735 sur 893 · T. I, p 122 sq · texte numérisé non relu

T. I, p 122 sq

LES BACCHANTES

d'Attius surtout * créa, avec les chefs-d'œuvre du théâtre grec, pour le théâtre de Rome. Nulle tragédie, et ici il me faut de nouveau renvoyer aux exemples que j'en ai cités*, n'a fourni, en plus grand nombre, à l'entretien

des hommes illustres, de ces allusions qui montrent la popularité d'un ouvragé. Enfin, chez les rhéteurs, chez les poëtes de l'antiquité, on rencontre partout sa trace : par exemple chez Philostrate, qui, dans un des tableaux qu'il décrit', chez Théocrite, qui, dans une de ses pièces*, en donnent comme l'argument; chez Catulle'*, Virgile*^, Horace', Properce % Ovide % Perse**, Sénèque", Stace**, qui lui empruntent à l'envi des expressions, des images, des tableaux, des exemples, quelquefois même des motifs de parodie. Ces emprunts sont pour elle autant de titres

glorieux que je devrai recueillir à mesure que me les rappellera l'analyse de la pièce.

Par un contraste singulier, cette même pièce, si admirée des anciens , n'a pas plu , il s'en faut, aux critiques modernes. Brumoy la défend à peine, Piévost la condamne plus hardiment, La Harpe la rejette avec mépris, Métastase en plaisante; W. Schlegel seul, revenant, non sans quelque exagération**, au sentiment de l'antiquité, la proclame le chef-d'œuvre d'Euripide.

1. Pacuvtus aurait traité le même sujet sous le titre de Penlhée, s'il

en fallait croire Servius, in Mn. IV, 4t)9. Mais peut-êire ce scoliaste de Virgile a-t-il fait contusion avec lea Bacchantes d'Attius. C'est l'opinion d'EImsIey, in Euripid. Bacch.j et récemment, de O. Ribbeck, Trag. latin, reliq., 1852, p. 92, 290.

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