‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 742 sur 893 · V. 120. Cf. IGo · texte numérisé non relu

V. 120. Cf. IGo

liU

ri

euripidb.

en accompagna le cliant des Bacchantes. Ravis et transportés, les Satyres l'obtinrent de la déesse, et en animèrent les chœurs de ces Triétérides*, qui charment Dionysus.

« Oh! quelle joie, dans les montagnes, portant la sainte peau de cerf, ou de suivre le chœur rapide, ou de s'en séparer pour se jeter sur la terre, y déchirer de ses mains les chairs saignantes des boucs , et puis reprendre sa course vers les sommets de la Phrygie, de la Lydie! C'est Bromius dont la voix vous guide : Évoé ! Évoé ! De la terre coule le lait, coule le vin, coule le nectar des abeilles*. On respire comme la vapeur de rcncens de Syrie. Bacchus cependant, agitant la flamme

de son flambeau, pressant de ses cris la marche furieuse, livre lui-même au souffle du vent sa molle chevelure. On l'entend qui s'écrie: « Allons, allons. Bacchantes, délices du Tmo- « lus et de ses sources au sable d'or, faites, en l'honneur de

«Dionysus, résonner vos tambours. Évoé! Évoé! Chantez, « chantez votre dieu, et que les accents phrygiens de vos voix « s'unissent à ceux dont la flûte harmonieuse réjouit votre « troupe toujours errante ! A la montagne ! à la montagne ! » Ainsi dit-il, et joyeuse, comme le jeune coursier qui suit sa mère emportée*, bondit d'un pied léger la Bacchante*. »

A ce chœur si vif, si hardi, si élevé, succède la scène

la plus familière : une de celles qui, par des traits approchant du comique, ce qui n'est pas rare dans la libre

Page 1