‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 743 sur 893 · Cf. Horat., Carm.y I, xxiii, 1 sqq · texte numérisé non relu

Cf. Horat., Carm.y I, xxiii, 1 sqq

Vitas hinnuleo me similis, Chloë, Quaerenli pavidam montibus aviis Matrem, non sive vano Àurarum et siluap metu.

LES BACCHANTES

tragédie des Grecs, ont pu suggérer à Brumoy cette étrange idée, que les Bacchantes étaient une sorte de drame satyrique.

On y voit paraître cependant de bien graves personnages, le fondateur de Thèbes, Cadmus, son devin Tirésias; l'un qui va bientôt disparaître de cette antique légende, l'autre qui s'y perpétuera, acteur obligé de toutes les fables qu'en doit tirer le théâtre, déjà qualifié de vieillard dans celle-ci, et quatre générations après les événements qu'elle retrace*, retrouvant encore un rôle dans ceux qui

font le sujet de VŒdipe roi, des Phùniciennes, de VAntigone *.

Tous deux ont ceint de lierre leur tête blanche, revêtu de la peau de cerf leur corps courbé, armé du thyrseleur main tremblante; préludant, autant que l'âge peut le leur permettre, aux extravagances consacrées de l'orgie bachique, ils se mettent joyeusement en route, l'aveugle Tirésias guidé par le chance'ant Cadmus, pour aller rejoindre, sur le Gitliéron, la troupe furieuse des femmes thêbaines. Euripide, dans celte scène, s'est proposé sans doute d'exprimer l'entraînement du culte nouveau, auquel rien u'échappe, pas même la froide raison, la débile caducité du vieillard. Rien de mieux ; mais n'y a-t-il pas, comme cela lui est arrivé plus d'une fois^ trop sacrifié, bien qu'il s'en délcnde^ la dignité de la vieillesse?

C'est le sentiment de Penthéo, qui survient. Il débute par un long discours, auijucl on peut reprocher de n'êtro adressé à personne, et de paraître simplement une continuation du prologue. Rentrant, dit-il, après une absence, dans son royaume, il a appris avec indignaiion les désordres scandaleux des femmes thêbaines, qui, sous prétexte d'honorer leur nouveau dieu, célèbrent en réalité d'autres

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