Voyez i. Il, p. I68 sqq., 272; 111, p. 302 sqq
3. Voyez t. H, p. 348 sq. ; III, 214, 262 sq., 279 sq i.; IV, 219 sqq.,
4'. V. 202 sqq.
mystères. Plusieurs sont déjà tombées entre ses mains, et
par son ordre ont été chargées de fers, renfermées dans les prisons publiques ; il va faire poursuivre les autres et ne les épargnera pas davantage, celles même qui lui tiennent de près, Ino, Autonoé, sa mère Agave. Il se propose surtout de sévir contre l'auteur de leurs égarements. un étranger venu de Lydie, imposteur séduisant, dont
les cheveux sont blonds et bouclés, dont les yeux noirs
ont toutes les grâces de Vénus, qui passe avec ces femme
les jours et les nuits, pour les initier sans doute aux secrets du dieu qu'il annonce : « Si je le tiens une fois
dans ce palais, ajoute-t-il, il cessera bientôt de frapper la terre de son thyrse et d'agiter sa chevelure; sa tête tombera
sous le fer*. »
Là-dessus Penthée aperçoit les deux vieillards dans
leur bachique accoutrement, et, avec une colère qui se modère à l'égard de Cadmus, mais ne garde envers Tiré-
sias aucun ménagement, il leur reproche leur folie, si
malséante à leur âge. Tirésias, de son côté, déplore
l'aveuglement qui fait méconnaître à Penthée un dieu
justement révéré des hommes, comme l'est Gérés ellemême, pour ses bienfaits, doué, ainsi qu'Apollon et Mars, d'une puissance prophétique et guerrière donr le culte va s'étendre glorieusement sur toute la Li.f'ce, auquel il sera bien dangereux d'avoir refusé ses hommages.
Dans cette longue apologie, on doit distinguer un passage* que cita, je Tai dit ailleurs', avec à-propos, Aris-
tippe à Platon. Penthée vient de reprocher aux orgies
bachiques de corrompre les mœurs des femmes. Tirésias
répond qu'elles ne peuvent rien sur celles dont le cœur est pur : réponse adroite, mais, bien que répétée plus loin
1. V. 231 sqq. Peut-être est-ce dans une imitation de ce portrait qu'il faut placer le passage suivant d'Atlius :
Forma figura, nitiditale, hospes regius.
(^NoN , de Nitidita9.)