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LES BACCHANTES
par Bacchus lui-même*, insuffisante; Penthée eût pu
répliquer qu'elles ménagent aux autres des occasions de faillir, et que c'est bien assez pour que le législateur les condamne.
^11 me semble aussi que, si le poëte Teût voulu, Penthée eût eu le droit de trouver bien subtile l'explication étymologique* que lui donne Tirésias de la tradition d'après
laquelle Bacchus enfant était resté enfermé quelques
mois dans la cuisse de Jupiter, cette tradition que rappellent, sans y rien changer, nous l'avons vu«, et cela se retrouve encore plus loin*, les Bacchantes lydiennes,
bien instruites apparemment de ce qui concerne leur dieu^
En général, ce discours de Tirésias, qui n'est pas, j'en
conviens, sans beautés, a quelque chose de sophistique.
Quand Tirésias insinue" que Gérés, ce n'est qu'un nom par le jUel est désignée la terre, ou plutôt celle de ses
productions qui nourrit les hommes ; quand il invite par
là à ne voir de même dans Bacchus qu'un autre nom, celui
de la liqueur bienfaisante qui réjouit leur cœur et charme