Epist. , I, XVI , 74 sqq
Vir bonus et sapiens audebit dicere ; Pentheu,
Hector Thebarum, quid me perferre patique
Indignum coges?— Adimam bona. — Nempe pecus rem,
Lecios, argentum: toUas licet.— in manicis et
Compedibus saevo te sub custode tenebo.—
Ipse deus, simul atque volam, me solvet. Opinor,
Hoc sentit: moriar; mors ultima linea rerum est.
« L'homme de bien, le sage osera dire : Penthée, roi des Thébains, quelindigne traitement me faut- il attendre de toi ? - Je fenleverai tes biens. - Quoi ?
mes troupeaux, mes terres, mes .. eubles, mon argenterie? tu les peux prendre. — Je chargerai de fers tes pieds et tes mains; je te retiendrai dans une cruelle
prison. - Le dieu lui-même quand je voudrai, me délivrera, il veut dire, ce me semble, je mcirrai. La mort est le terme de tous les maux. • Voyez notre t. I, p. 142.
LES BACCHANTES
PENTHEE.
D'abord je ferai tomber cette élégante chevelure.
BACCHUS
Elle est sacrée; elle appartient au dieu pour qui je rentreliens*.
PENTHÉE
ïl faudra que tu me livres ce thyrse.
IIACCHUS.
Ose me Tarraclier. C'est celui de Bacchus.
PENTHÉE
Pour toi, je te jetterai dans les fers.
BACCHUS
Le dieu me délivrera, quand je voudrai'. Ce qui suit n*est pas moins remarquable :
PENTHÉE
T'entendra-t-il ? il est avec ses Bacchantes.
BACCHUS
Il voit en ce moment même ce que j'endure ; il est ici.
PENTHÉE
Où donc ? mes yeux ne l'aperçoivent point.
BACCHUS
Avec moi ; mais tu n'es qu'un impie ; comment pourrais-tu le voir?
PENTHÉE
?aisissez-le; ii m'insulte, il insulte Thèbes.
BACCHUS
Arrêtez ; suivez, si vous êtes sages, un sage conseil.
PENTHÉE
Et moi, je veux qu'on t'enchaîne, je suis le maître.
BACCHUS
Tu ne sais ce que lu fais, ni ce que tu es.