Idytl. , xxxiii
o. V. 510 sqq.
G. Voyez plus haut, p. Toi.
LES BACCHANTES. 257
ministres d'un dieu qu'elle a vu naître, et que bientôt elle adorera; dans lesquelles aussi, s'adressant au dieu
lui-même, quelque part qu'il soit (et tous les lieux oii il peut être, le vol de leur imagination les y transporte),
elles le pressent de venir défendre, contre un roi impie et
audacieux, son prophète opprimé.
A cet appel répond de l'intérieur du palais la voix de
Bacchus lui-même. Un entretien merveilleux s'engage entre le dieu invisible et ses suivantes fidèles, qui l'ont
reconnu, et l'excitent à la vengeance*. La terre tremble,
le palais s'écroule^ et s'embrase, la flamme jaillit du tombeau de Sémélé. Ivres de joies, mais en même temps
remplies d'une sainte horreur, les Ménades tombent, la face sur la terre, d'où vient les relever leur jeune guide,
miraculeusement délivré des fers de Penthée.
Un récit assez court , mais d'une grande vivacité d'expression, fait connaître les scènes extraordinaires qui viennent d'avoir lieu dans le palais. On se rappelle que, pav un raffinement de mépris, Pen:liée avait ordonné
qu*on emmenât près des étables le prétendu ministre de
Bacchus. Il l'y a suivi, et, pensant le charger de liens, il n'a, jouet d'une étiange illusion, garrotté qu'un taureau,
1. Macrobe (Sat.,Vl, o) a conservé de la scène correspondante d'At-
tius des passages aiiis- rassemblés par Bœ:kli (/.nvc trag. princ. , xxiv;, et qui traduisent à peu près les vers 570 sqq. d'Euripide :