‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 752 sur 893 · Cf. Horat., Carm., Il, xix. 14 sq · texte numérisé non relu

Cf. Horat., Carm., Il, xix. 14 sq

Tectaque Penthel Disjecta non leni ruina.

ta

tandis que Tautre, tranquillement assis, le regardait faire. Ensuite Bacchus est venu, qui a embrasé le palais : Penthée alors s'est empressé avec ses esclaves pour éteindre

l'incendie. Enfin, croyant que le captif s'échappait, lia

fcouru, lépée à la main, après un fantôme que Bacchus, sans doute, je le pense ainsi, dit en souriant le narrateur, avait formé pour abuser ses regards*; longtemps il s'est fatigué dans cette vaine poursuite, qui le ramène enfin surk scène, haletant, effaré, et bientôt frappé de stupeur, quand il voit au seuil du palais, engagé dans un paisible entretien avec les Bacchantes, son fugitif, qui, content d'avoir été tiré de prison par le libérateur qu'il attendait, proteste d'ailleurs qu'il n'a nulle envie de s'éloigner.

A ces merveilles s'en ajoutent d'autres, sujet d'un second et admirable récit, qui achève de transporter l'imagination dans une sphère d'idées toute merveilleuse. Il n'est fait cependant que par un homme de bien basse condition, un bouvier, qui vient apporter au roi, non sans prendre d'abord quelques précautions contre son naturel impatient et colère, des nouvelles assez lâcheuses de ce qui se passe sur le Githéron. Gomme les personnages assez ordinairement employés en pareille occasion par les tragiques grecs, comme le berger de Ylphigénie en Tauride^ et, qu'on me passe le mot, le palefrenier de VIlip' poliite^, il commence par des circonstances qui lui sont

personnelles, circonstances bien familières, mais dont

s'est offensée à tort la délicatesse des critiques*.

« Mon troupeau s^avançait vers le sommet de la montagne, à l'heure où le soleil échauffe la terre de ses PJ^miers rayons. Je vois trois troupes de femmes, sous la condui e d Autonoé, d'Aeavé votre mère, enfin d'Ino. Toutes dormaient sur la terre, les unes appuyées contre des branches de pm amoncelées, d^autres reposant leur tête sur une couche de feudles de chêne, mais avec modestie, n^ayant rien de celles que vous dites,

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