Cf. Pausan., Bœot., ii
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LES BACCHANTES
combien d'inspirations heureuses en ont pu recevoir les
poètes et les artistes', les Praxitèle et les Scopas^ les Virgile et les Horace, pour peindre ou le calme contemplatif, la stupeur immobile, ou le frénétique emportement de la Bacchante. Lui-même, sans doute, devait beaucoup à ce qui l'avait précédé en ce genre. Nous avons de la Lycwr^ie d'Eschyle, de ses Ëdomens\ quelques vers dans
lesquels retentit avec fracas la sauvage et délirante musique du cortège de Bacchus; un autre encore où, plus hardi qu'Euripide (Longin* le lui reproche, peut-être mal à propos), le vieux poëte avait représenté comme saisi de la fureur dionysiaque, emporté par le mouvement de 1?
bacchanale, non pas les bêtes sauvages, la forêt, la montagne, mais le palais de Lycurgue, à l'approche de Bacchus.
L'homme simple par lequel notre poëte fait raconter tant de merveilles, en conclut sensément la nécessité de
céder au dieu, d'ailleurs bienfaisant, qu'elles annoncent Mais Penthée, dont la colère redouble l'aveuglement, ne s'occupe que de rassembler des soldats pour réprimer sans délai les excès, les attentats des Bacchantes. Alors cet hôte importun ^ qu'il n'a pu tout à l'heure retenir
dans ses fers, et dont il ne peut maintenant enchaîner la
langue, lui fait sentir l'imprudence de s'engager dans une lutte où la défaite serait honteuse, l'amène par degrés, bien qu'il s'en indi^'ne d'abord (et ici se rencontre le vers par lequel Platon refusa la robe de pourpre que
lui offrait Denys*), l'amène à l'idée de prendre, afin de
pouvoir observer en sûreté les actes des femmes qu'il veut punir, un costume de Bacchante ; lui oflre eafin , pour
l'aider à se revêtir de ce déguisement, ses services, que