‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 757 sur 893 · V.* 826. Voyez t. I, p · texte numérisé non relu

V.* 826. Voyez t. I, p

Penthée accepte ave: une confiance où paraît déjà l'égarement de son esprit. A cet effet, il le suit dans son palais,

non sans avoir auparavant (les tragiques grecs n'ont point

de secrets pour leurs spectateurs) annoncé les suites de

l'insidieux conseil qu'il vient de donner, Bacchus, qui

n*est pas loin*, troublera de plus en plus la raison de Penthée, qui, oubliant sa fierté, sa dignité, se laissera conduire par la ville en habit de femme, et ira tomber, au Cithéron, sous les coups de sa propre mère.

A cette annonce, le chœur célèbre la lente , mais sûre justice des dieux, qui à la fin atteint toujours Tim-

pie ; il blâme l'orgueil qui se révolte contre les lois di-

vines.

Parmi plusieurs moralités, fort bonnes en elles-mêmes

et fort Lien exprimées, mais dont la liaison n'est pas très-

sensiblc, on remarque, répétée deux fois-, dans une sorte de refrain, une maxime que le poète ramenait en quelque sorte à son berceau; car, selon Théognis', les Muses elles-mêmes et les Grâces l'avaient chantée aux noces de Gadmus : « Ce qui est beau, toujours on 1 aime*. » C'est à peu près le sens de cette maxime, qui perd à être traduite.

Dans une première stro]ihc, les jeunes Lydiennes, se

félicitant de la liberté que va leur rendre la chule du tyran de Thèbes, l'expriment sous la forme d'une comparaison complaisamment prolongée, exemple remarquable et charmant de ces épisodes poétiques que ne s'interdisait

pas répopée et que recherchait l'ode :

a Je pourrai donc mêler encore mes pas aux chœurs nocturnes de Bacchus, livrer de nouveau aux fraîches haleines des vents ma chevelure : telle la biche se joue sur la verte prairie, quand elle ne craint plus la poursuite du chasseur,

qu'elle a franchi ses filets. Mais voilà que, derrière elle , il

presse de ses cris la meute ardente. Raj^ide comme la tempête,

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