‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 773 sur 893 · Plotius, de Uetris; Putsch · texte numérisé non relu

Plotius, de Uetris; Putsch

LE CYCLOPE

tribue dans ce même genre une sorte de royauté *, Eschyle le traita avec autant de supériorité que la tragédie*. J'ai

parlé ailleurs de la scène spirituelle que l'on place dans

son Proméhée*, celle du Satyre, qui, ravi à l'aspect,

pour lui tout nouveau, du feu, veut l'embrasser, et que

l'on avertit du danger auquel cette tendresse expose sa

barbe de bouc; j'ai parlé du Protèe\ du Lycurgue\ qu'il lia à son Orestie, à sa Lycargie ; d'une pièce encore qui n'était peut-être pas dans un rapport moins direct avec les tragédies dont on lui a composé, non sans vraisemblance, une Danaïde, de ÏArmjmone^; c'était le nom d'une des filles de Danaûs, que son aventure avec un Satyre semblait destiner, plus que tout autre personnage fabuleux, à devenir l'héroïne d'un drame satyrique. Quel rôle

jouaient les Satyres dans son Glaucus^ le Dieu marin^ dont j'ai eu plus d'une occasion' de rappeler le titre? on

ne le sait; dans son Sisyphe, sa Circé, pièces auxquelles avaient fourni des sujets très-convenables pour ce genre d'ouvrages, deux fourbes illustres du même sang, le père et le fils, l'un qui trouvait moyen de s'évader des enfers l'autre qui rendait à la forme humaine et à la liberté ses compagnons captifs dans les étables de l'enchanteresse? on a cru en démêler quelque chose au moyen de certains

fragments, du reste assez peu clairs". Là c'est la troupe

folâtre, qui, tandis que la terre tremble et s'entr'ouvre,

en voit sortir, au lieu d'un rat qu'elle attend, Sisyphe luimême, Sisyphe remontant des sombres bords, et d'abord tout ébloui de la clarté du jour, puis disant gaiement adieu aux divinités infernales, et se faisant apporter, pour se laver les pieds après son long voyage, la fameuse cu-

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