Voyez Ahrens, ibid
vette d'airain tant cherchée dans la suite par l'amateur de curiosités qu'a fait parler Horace, par le prodigue Da-
masippe
Olini nam quaerere amabam
Quo vafer ille pedes lavisset Sisyphus œre*.
Ici la même troupe, dans ses ébats, s'apprête à mettre en broche les cochons de Circé, et menace de faire ainsi un mauvais parti aux amis du roi d'Ithaque. Quand, dans
le Cercyon, le jeune Thésée, allant de Trézène à Athènes, attaquait, chemin faisant, ce redoutable brigand, il est probable, quelques scènes du Cyclope d'Euripide le donnent à penser, qu'il avait pour alliés, dans sa hasardeuse
entreprise, les Satyres dont la jactance et la poltronnerie égayaient cette aventure tragique. Le chant de
l'Odyssée dans lequel Ulysse évoque les ombres des morts
semble avoir fourni à Eschyle le sujet d'une pièce dont
le titre ^ pourrait se traduire par l'Évocation. Mais cette pièce était-elle une tragôdie ou un drame satyrique? Le dernier, selon un critique^ qui dans des paroles, où assez évidemment Tirésias annonce à Ulysse sa destinée *, a trouvé un exemple frappant de la grossie* reté d'images, plus que familières, que se permettait
quelquefois le genre. Combien on doit regretter qu'aucune de ces pièces et de celles que j'omets, ne soit parvenue jusqu'à nous 1 On aimerait à connaître la plaisanterie, la bouffonnerie de ce terrible et sublime génie, de ce Shakspcare antique, également favorisé de l'une et de l'autre muse.
Les titres, les fragments, qui seuls représentent aujourd'hui, en trop petit nombre encore^, les drames saty-