‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 775 sur 893 · S^hol. Homer., Odyss., XI · texte numérisé non relu

S^hol. Homer., Odyss., XI

5. Quant aux fragments, du moins. On varie du reste, et beaucoup, sur les titres, que, par exemple, Bœckh (Grœc. trag. princ, x) porte jusqu'à trente, et que Welcker {ibid., p. 287 sq ) réduit à dix-neuf. La tragédie et le drame satyrique se touchant en bien des poir.ts, il est difficile et périlleux de décider, uniquement d'après le caractère'ou

'}. si

vm

riques de Sophocle, nous montrent le successeur, l'émule

d'Eschyle traitant ainsi que lui familièrement, tournant

en plaisanterie* l'histoire des dieux et des héros, le sujet

de plus d'une tragélie. Dans le Jugemenl^^ comme dans

un dialogue de titre semblable', écrit par ce Lucien

qu'on rencontre si souvent* sur la trace des anciens poètes dramatiques, paraissaient les trois déesses qui disputaient devant le berger Paris le prix de la beauté; dans Pancfore, dans Inachus, le père de la nymphe Io% dans Cornus ou Momus, dans Ce talion, c'est le nom d'un Gyclope, étaient mises en scène des divinités d'ordie secondaire, aux dépens desquelles le drame satyrique était plus

libre encore de s'égayer. Dans d'autres pièces, de sujets

non moins convenables au genre, on voyait Persée délivrant Andromèdt^ ; Hercule au Ténare^ ramenant du sombre empire son gardien Cerbère ; Pollux triomphant du féroce roi des Bébryces, Amycus; l'aveugle Phinée' délivré des harpies par les Argonautes; SalmoMe, parodiste insolent des foudres de Jupiter, puni de son impiété. La légende de la guerre de Thèbes avait fourni à ce théâtre tragi-comique de Sophocle un Ampliiaraûs;

plus noble ou plus familier des fragments, si la pièce était une tragédie

ou un drame satyrique. 1 e là, entre des critiques de tant d'autorité, ces

diversités d'opinion dont on peut s'étonner.

Ita vertere séria ludo. ...

(HoRAT., Ei)ist. ad Pisones, v. 226.)

2. Kpîffi;, d'après une res ituiion de Th. Tyrwhitt, adoptée par Brunck. Voyez Biun^^k. sur les fragments de Sophocle. Voyez aussi, en dernier lieu, après Welcker et autres, Atirens, Sophocl, fraym., éd F. Didot, 1842, p. 263.

Page 1