Voyez t! I, p
5. Dans les fragmenis de ïlnachus, il est question d'Argus et de Mercure. Ce drame salyrique avait donc pour sujet ce dont Eschyle
a tiré de si tragiques peintures dans son Prométhée. Voyez t. J, p. 274 sqq.
6. Voyez sur VAnàromèd^, tragédie d'Euripide, noire t. 1, p. 63. We cker (tbiVi , p. 287, 2941 et après lui Ahrens (i6td., p. olH), regardent V Andromède de Sophocle comme ayant été aussi une tragédie.
7. Tragédie encore, selon Welcker (itiU, p. 287, 292) et Ahrens
(tdtd., p. 322)
LE CYCLOPE
celle des héros de la guerre de Troie*, deux pièces dont
on sait des choses à la conservation desquelles n'était
certes pas intéressée la gloire du poète, mais qui éclairent heureusement l'histoire si incomplète du drame satyrique, qui font particulièrement connaître ces excès
dont j'ai parlé précédemment', auxquels s'emportait parfois un genre beaucoup moins contenu dans sa gaieté qu'on ne l'a pensé. Au reste, quand on se rappelle quelle passion Eschyle a célébrée dans ses Myrmidons'', Sophocle dans sa Niobé\ dans ses Femmes de Colchide\ Euripide dans son Clirysippe ^ peut-on s'étonner de rencontrer parmi les monuments de la tragédie en belle humeur
un drame impudemment intitulé les Amants d'Achille?
Quant à l'autre pièce, l'Assemblée des Grecs, ou bien
encore les Convives, le BmiqueP, à supposer que ces divers titres désignent véritablement un même ouvrage», elle ne différait pas beaucoup de la tragédie par les in-
1 Welcker qui a rapporté, avec tant de savoir et de sagacité, à leurs origines é|-i.iu'es. outre les tra{;cdies, les drames satyriques des Grecs, reniarque {ibid., p. 331) qu'un petit nombre seulement de ces derniers ont été empruntés au cvcle thébain, et surtout au cycle troyen. 11 en donne pour raison le càraclère sérieux, élevé surtout, que ces deux
«Ycles avaient reçu du génie des poètes, et qui les défendait mieux que
d'autres contre les entreprises d'une gaieté quelque peu irrespectueuse.