‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 777 sur 893 · Voyez Brunck, Boissonade, etc · texte numérisé non relu

Voyez Brunck, Boissonade, etc

8 Ils en désignent deux, selon Welcker (ibtd.,p. 169 sq., 292. àil) , et du genre tragique : l'un, 'Ayaw- <jO>)oyo:, emprunté, selon lui, au 1X« livre de Vlltade, et auquel lui semblent a\oir du app^rt^nir les fragmont^ sans indication précise d'origine, où il est question d une

querelle entre les généraux de l'armée grecque; l'autre, luv5=i7rvoi, dont VOdyssée. dans la peirtture des repas donnés au palais d Ithacjue

en labsence d'Ulysse, pourrait avoir fourni le sujet. En les renvoyant éKalemeiit à la tragédie, il n'a pas tenu compte d un fragment qui va être cité, et dans lequel un grand nombre de critiques, entre autres Bœckh (Grœc. trag. princ, x), avaient reconnu un sûr indice de drame satvrique. M. Ahrens, dans les articles qu'il a consacres (ibtd., p. 2o4, 29o) aux deux tragédies distinguées par Welcker, n'en a pas non plus tenu compie.

-lit

LE CYCLOPE

vectives que s*y permettaient les uns contre les autres

Achille, Dioniède, Ulysse, ivres sans doute *; mais elle

s'en séparait tout à lait par la grossièreté du récit, renouvelé d'Eschyle *, où les héros d'Homère étaient représentés se jetant à la tête, il faut Lien dire le mot que n'a pas évité le grave Sophocle', des pots de chambre \' J'aime

à croire que l'Odyssée n'était pas aussi salie que l'Iliade, dans le drame où nous savons ^ je l'ai plus d'une fois rappelé*', que Sophocle lui-même joua le rôle noble et gracieux de Nuusicaa \

Parmi les drames satyriijues que je viens de passer en

revue, il y en a bon nombre qui donnent l'idée d'un canevas convenu qu*avec d'autres noms, d'autres situations^ on se plaisait à reproduire, j'en ai déjà touché quelque

chose, et duquel résultaient des ouvrages analogues, pour la conception et l'elTet, à nos vieux contes de géants,

d'ogres, d'enchanteurs. C'était assez souvent la défaite, la destruction de quelque monstre redoutable, dont la merveille n'était point prise au sérieux, comme Cerbère tiré des enfers par Hercule, la baleine pourfendue par Persée, l'homme aux cent yeux endormi et massacré par

Mercure, les harpies mises en fuite par Calais et Zéthus, etc. ; c'était le châtiment de personnages féroces ou perfides, pleins d'une confiance insolente dans leur

1. Fragm. n, iv, vu, vni, ix; Athen., Deipn.. XV; schol. Soph., Aj., 190; Plutarch., de Discernendo adulatore; Herodian. Villois., Diat., p. 94.

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