‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 784 sur 893 · Fragm. vij Phi\. ^ibid · texte numérisé non relu

Fragm. vij Phi\. ^ibid

ces paroles de Timpassible Hercule à son maître menaçant :

« Vienne le feu, vienne le fer ! brûle, consume mes chairs;

gorge-toi de mon sang. Les astres descendront au-dessous de la terre, la terre s'élèvera au-dessus du ciel, avant que tu entendes de ma bouche d'humbles et flatteurs discours '. »

« Je suis juste pour les justes ; mais les méchants n'ont pas sur la terre de plus grand ennemi que moi *. »

La légende racontait qu'avec Sylée, Hercule avait fait

périr sa fille Xénodice, sans doute après l'avoir déshonorée. Quelques fragments, qui contiennent la menace d'un tel attentat', faisaient descendre la pièce jusqu'à cette obscénité*, l'un des étranges agréments du genre, à ce

qu'il semble, et dont j'ai déjà indi(jué des exemples.

Hercule terminait ses exploits tragi-comiques en détournant les eaux d'un fleuve pour noyer la demeure même de

Sylée.

•A cette classe de drames satyriques, qui viennent

d'être parcourus, appartient bien évidemment, par la

nature du sujet, par le caractère de la composition, le

Cyclope, que le témoignage d'Athénée'' et l'accord unanime des manuscrits permettent d'attribuer incontestablement à Euripide ^ Dans cette pièce, où le poëte a reproduit un sujet déjà traité sous la même forme par un des premiers auteurs de drames satyriques, Aristias', se retrouve aux prises avec l'habileté et le courage d'un héros, avec la gaieté d'une troupe de Satyres, une sorte de monstre

grossier et féroce, dont la catastrophe que Ton sait, et de

1. Fragm. ii ; Phil., Eiiseb., ihid., etc. ?. Fragm. i ; Stob , tit. xlvi.

3. Fragm. vu, viii; Antiatt. Bekk. ; Eustath., in Iliad. I, etc.

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