‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 786 sur 893 · Horat., Epist. ad Pisones, 234 sqq · texte numérisé non relu

Horat., Epist. ad Pisones, 234 sqq

4. Dans ce passage, Welcker (i6id.,p 297 sq.) voit une allusion à

LE CYCLOPE

doute par des éclats de rire, il s'écrie : « Gomment donc? raurais-je rêvé? Non, j'en suis bien sûr *. >> Par cette façon familière de prendre à partie le public, ce morceau est pour nous un intermédiaire précieux entre les prologues d'Eurîpide et les prologues de Plante. Au reste, le

vainqueur d'Encélade se présente sur la scène dans un

bien modeste appareil: il tient en main, non pas la terrible lance dont il parlait, mais un râteau de fer avec lequel il lui faut nettoyer l'étable où vont revenir les troupeaux que ses fils, chargés en raison de leur âge d'un service plus actif, font paître en ce moment dans les pâturages de l'île.

L'arrivée de cette troupe de pasteurs, dansant gaiement la Sicinnis, comme dans un temps plus heureux,

fait, selon les habitudes de la tragédie, suivies ici exactement, succéder au prologue le chœur, mais un chœur bucolique, qui, par de rustiques agréments, par une grâce

sauvage*, annonce de loin les idylles de Théocrite. Ce

morceau, trop caractéristique pour n en point citer quelque chose, n'est pas sans rapport avec un autre que nous n'avons pas, mais dont quelques allusions bouffonnes d'Aristophane^ nous permettent de nous former une idée. Philoxène, selon les scoliastes, y avait peint le Gyclope Polyphème avec la besace du berger, conduisant au son

de la lyre, d'une lyre bien grossière sans doute, son

troTipeau, et lui adressant, comme font ici les Satyres, en

chantant, de familières exhortations.

quelque drame satyrique dont le sujet aurait été ce que racontent plusieurs auteurs (Eratosth., Catast , II, Hygin , Poet. Astron., II, 23; schol. Germanie, 146) du combat des Satyres contre les Géants. Un autre pa«^sage qui se rencontre plus loin, v. 37 sqq , et dans lequel il est question de Bacchus conduit parle chœur joyeux des Satyres dans la maison de sa maîtresse Althée, lui paraît renfermer une allusion du même genre.

Page 1