‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 787 sur 893 · Ouid suavius ? » dit Casaubon, ihid., I, vi · texte numérisé non relu

Ouid suavius ? » dit Casaubon, ihid., I, vi

3. Plut., 290 sqq. Aristophane, dans ses allusions, semble réunir au Cyclope de Philoxène celui d'F.uripide. Un peu plus bas, il est possible

qu'il se soit souvenu d'uQ autre drame satyrique sur Circé, d%UCircé

d'Eschyle peut-être.

t OÙ donc, enfant de nobles pères, de nobles mères, ou donc régares-tu ? Là n'est point Tabri de Tétable', le vert fourrage, l'eau bouillonnante du torrent, reposant dans des auges le long de l'antre ; là ne sont point les bêlements de tes petits.

« Pst !*pstM que vas-tu faire par là, sur cette pente humide de rosée? Oh! je te lancerai une pierre, si tu ne reviens, si tu ne reviens à l'instant, animal aux lon^rues cornes, vers l'habitation de ton sauvage pasteur, le Cyclope. ^

« Et toi, livre à mes mains tes mamelles gonflées, que j en

approche tes tendres agneaux, abandonnés sur leur couche.

Ils y ont dormi tout le jour, et maintenant te redemandent, te rappellent par leurs bêlements. Quitteras-tu bientôt Therbe des champs, pour rentrer à Tétablc, dans les cavernes de l'Etna'? — »

Silène cependant aperçoit un vaisseau qui aborde, des étrangers qui en descendent et se dirigent vers Fantre,

dans le dessein, selon toute apparence, d'y renouveler

leurs provisions. Il les plaint de l'ignorance funeste qui

leur fait chercher une demeure si inhospitalière, un hôte

-si redoutable. C'est l'émotion et même le style de la tragédie. Celte expression, par exemple, àerois de la rame% qu'Aristotc* a blâmée comme ambitieuse dans le Télèphe d'Euripide, sans se souvenir que c'était un emprunt fait aux Perses^ d'Eschyle, sert ici, dans ce drame qui va devenir si familier, à désigner les compagnons d'Elysse. C'est Ulysse, en effet, qui s'approche, non sans étonne-

ment^ des Satyres et se fait connaître à eux. « Ah!

oui, dit Silène, descendant un moment de sa hauteur tragique, je sais, un beau parleur, le fils rusé de Sisyphe^ ?>

Une explication suit, ainsi que dans les tragédies : les Satyres a])prennent d'Ulysse qu'il vient de Troie, prise par les

1. Je suis, comme donnant un sens plus naturel, la correction et la ponctuation de Musgrave.

2. V. 49 sqq. Cf. Theocrit., Idyll., iv, 45 sqq. ; v. 100 sqq.

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