V. 511 sqq. Voyez les notes de Boissonade, ibid.j p
SF
dans les Bacchantes , Bacchus insulte à l'égarement de
Penlhée * .
Le dialogue d'Ulysse avec le monstre redoutable qui va devenir sa victime et dont il prend plaisir à provoquer les saillies grossières, les quolibets impies, a aussi ce caractère; c'est de la farce tragique. On doit louer le poète de l'art' avec lequel il inspire des doutes sur le succès de l'entreprise; c'est quand Polyphème, qui semble avoir le ^in assez bon, parle de iaire partager aux Gyclopes, ses frères, son heureuse fortune. Ulysse a bien de la peine à
l'en détourner, et il n'y réussit qu'avec l'assistance de Silène, lequel, on le comprend, no se montre nullement favorable à cette idée de partage.
C'est ici que le Gyclope, se déridant de plus en plus, demande gracieusement à Ulysse son nom, et que trouvent leur place des facéties, vénérables par leur antiquité, et qu'Euripide a empruntées, presque textuellement, au grave et solennel récit d'Homère ^
LE CYCLOPE
Dis-moi, ô étranger, quel nom il faut que je te donne.
ULYSSE
Personne. Mais de quelle gr.lce aurai-je à te remercier ?
LE CYCLOPE
De tous tes compagnons tu seras le dernier que je mangerai.
ULYSSE
Voilà ce qui s'appelle bien traiter un hôte, ô Cyclope\ La scène va toujours s'égayant. Silène, qui fait office d'échanson, trouve moyen, par mainte espièglerie \
comme Sganarclle au souper de don Juan, tantôt en dérobant la coupe, tantôt en s'occupant gravement de la
remplir selon les règles, une autre fois en enseignant