Friebel, ibid., p
9. Eichstaedt, ibid.., et, d'après lui, Schœll, ibid. 10. Athen., Deipn. X; Tzetzes. Chd., II. 592; VI, 300.
LE CYCLOPE
d'une façon notable en 1584 \ ont depuis cette .epo^^;^
xant exercé la science P^il-^-p^-;- f^^^^-^^n;, V^^ fils de Midasqui régnait sur la ville deCelenes en PI y lie. Ce prince, grand mangeur, grand buveur, trai ai fort largement ses hôtes ; mais il leur faisait payer che
f bonne réception: il les conduisait dans ses Champ
Dour l'aider à les moissonner, et, vers le soir, prenant
Ln temps, leur abattait la tête avec sa faux, puis rapporta leur corps roulé dans ses gerbes, riant beaucoup d'un si bon tour 3. Le fameux berger Daphnis, en que de sa maîtresse, que des pirates avaient enjvee et vendue à Lityerse, aurait trouve, comme ^^^ d au^^^^^^^^ la mort à la cour de ce monstre, si le sort n y eut euNO^e un redoutable travailleur, Hercule, qui le traita lu môme ainsi qu'il traitait ses victimes, et le Jela dans le Méandre ^ Considéré comme moissonneur habile et in-
fatieable ce Lityerse avait donné son nom aux chansons
que chantaient, en travaillant, les moissonneurs = : sa légende* était, du reste, merveilleusement propre au drame satyrique : elle offre une ressemblance frappante
avec celle de laquelle Euripide a tiré son Sylée^ et je ne voudrais pas répondre que ce poëte ne l'ait pas traitée lui-même, avant Sosithée, dans ses Moissmneiirs, qui, ie l'ai dit ailleurs*, terminaient une de ses tétralogies.
Selon Diogène Laerce», ce philosophe caustique, qui, au temps dePtoléméePhiladelphe, se moqua en vers si plaisants, non-seulement des philosophes ses confrères, mais
aussi des littérateurs entretenus dans le musée d Alexandrie *, Timon avait composé comme eux, avec force comédies et tragédies % des drames satyriques. Timon était de Phlionte, et parmi tant de genres divers auxquels s'appliqua son talent flexible, ne pouvait oublier ceUu qui
avait pris naissance en son pays.
Diogène Laërce « attribue encore des drames satyriques à un certain Démétrius, (ju'il range, comme auparavant' un tragique du nom de Bion, parmi les poètes tarsiques, ce qui ne veut pas dire natifs de Tarse, mais bien,
€asaubon l'a expliqué*, composant, écrivant dans un
genre, une manière auxquels celle ville avait donné son nom. L'époque à laquelle la métropole delà Gilicie devint le siège d'un mouvement littéraire assez considérable,
fi
1. Par Ca^^aubon , Lect. Thcocril., c. xn, d'après des scolies manuscriles de Théocrite. ^ ^ i;k y n -.Rl • Fr Pa-
.• Ma/7nrii divers écfits publies à la tin du XVI sieuepuy.,
S'.ètfi'enVrniè? fieî Wagner, ibid.,f. 150; Nauch, M., ''■•î^'^Vovez ouire les fragments de S silhée, Allien , Deipii.. X; J.
etheileslellres, t. IX, p. 348 sqq. ,vaurh< rreuzer dans les Ile-
6. vovez-en l'explication symbolique d après Creuzer, aans ilï. /i
ligions de rAnti(iuité de Gu.gmaut, hv. iv, ch. v (t. ii, i part., p. 188 sq.).
1 Vovez, plus haut. p. 287 sqq. Ltiyeise et Sylée sont un même rsonnaffe pour F.iebel, 70K/.,p. 13. L'auteur d'une dissei-taiion, puu.iée à Ber,m,en m\, DeCantilenispopularibusvHerumGrœ^^^^^^ Hermann Koe^ler, avance, p. 27, ainsi que Bode, ihid., j. 480, 523,
.ans p.e.ives, û est vrai, que le Sylée d'Euripide et ses Moissonneurs étaient une seule et mCnie pièce. U le dit probaLIement d aprus Welc-
ker (Trilug. Suppl, p. 288, 302), qui, rapportant aussi à un même
ouvrau'e les deux litres, avait de plus donne à Fnebel l'exemple de ^ confondre en un seiil jtersoiinage Sylée el Lityerse. Depuis, riaitung, ihid t. I, p. 1G3, 314, Wagner, ilid., p. 709, les ont dislin^^ues, mais ont émis celte opinion que dans son drame .atynque des Motssonneurs Euripide avait traité un sujet à peu près semblable a celui du Lityerse.