‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 806 sur 893 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

B. Ibid., I, V,

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LE CYCLOPE

pour que ses écrivains, comme ceux de Rhodes, par

exemple, pussent faire école, est celle du géographe S trabon, qui y avait étudié, et auquel nous devons quelques détailfi curieux ' sur cette littérature tarsique ; un, entre autres, qu'il m'importe de recueillir comme supplément

à l'histoire générale que j'ai retracée ailleurs * de la tragédie grecque. Il n'y a rien au monde d'absolument nouveau. Les littérateurs qui, de nos jours, en Italie et même en France, ont osé improviser des tragédies, apprendraient peut-être avec surprise qu'ils ont eu, il y a près de deux mille ans, chez les hommes de lettres de Tarse, grands improvisateurs en vors aussi bien qu'en prose, des prédécesseurs dans ce genre de tour de force.

Nous voici arrivés, avec le Démétrius de Diogène Laërce, à peu près au temps où Vitruve ^ réglant la décoration de la scène, disait qu'elle devait varier selon qu'on représentait des tragédies, des comédies, ou des drames satyriques ; au temps où Horace, dans son Epitre aux Pisons *, donnait du drame satyrique une poétique complète. L'attention particulière accordée à ce genre, tout à la fois, par le grand architecte, par le grand critique , paraîtrait vraiment Lien extraordinaire, si le drame satyrique avait été aussi complètement étranger à la littérature latine, que l'ont prétendu les grammairiens % s'il fallait croire avec eux que les drames satyriques des Romains étaient uniquement les fables atellaaes. Qu'il y ait eu entre les deux genres, qui offraient plus d'un trait de ressemblance % qui surtout admet-

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