Dacier, Remarques sur l'Art poétique d'Horace
3. Eich.-taedt, Munck.. ibid., etc. Cf. OrelH, ib/d. Wieland avaitémis
cette opi-ion, fort spécieuse, ((u'Horace, en montrant aux fils de Fison la diificuUé de fart des vers, s^était surtout proposé de pro\oquer leurs rtflexions sur lesdanfreis d'une vocation douteuse, et par là de
les détourner de la carri' re poétique. M. Orelli est allé plus loin : ne pouvant s'expliquer l'jnsistance singulirre du poële à déftnir le caractère, à développer les règles d'un genre qui paraît n'avoir guère été cultivé que par les Grecs, dont il n'existe, dans toute l'histoire Je la littérature latine, que quelques vestiges, et encore fort obscurs, il a pense que ce genre, encore ii tact ou à peu près, étriit prol ablement l'objet particulier de l'ambition poétique d'un des jeun( s Pisons et
qu'Horace, à qui n'échappait pas Textrôme dilficulté de le naturaliser
à Hoirie, de le faire goûter aux Romains de ce temps, avait voulu degoûter d'une entreprise si hasardeuse le fils de son ami.
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que, dans Tuniverselle rcproduclion de la littérature grecque par les Romains, le drame satyrique n'a pas été oublié, bien que, je ne dis pas aucun monument, mais presque aucun débris, aucune trace ne l'attestent. Il suffirait de ce vers :
Agite, fugite, qualité, Salyri !
s'il était plus sûr qu'on n'y doit pas voir un exemple de
métrique arbitrairement forgé par le grammairien luimême * qui le rapporte ^ Etaient-ce des drames satyriques que ce Lycurgue de Névius ^ dans lequel Silène avait un rôle ; que ces comédies de Sylla, traitées de satyriques par Athénée *? Il est permis d'en douter. Le frère de Cicéron, ce tragique amateur, a-t-il imité la petite pièce dans laquelle Sophocle avait trop gaiement représenté le repas des
généraux grecs ^ ? Le passage de la correspondance de l'orateur ^ qui a paru l'établir ' n'a pas malheureusement
toute la clarté désirable '. Il y a moins de doutes, ce semble, au sujet de FAtalante, du Sisyphe, de l'Ariane, attribués par le scoliaste d'Horace, Porphyrion*, sous le titre de drames satyriques, à Pomponius , probablement
Pomponius Sccundus, tragique romain, célèbre sous les règnes de Galigula et de Claude. On souhaiterait toutefois à ce fait un garant d'une autorité plus irrécusable. Le personnage bouffon que remplit Silène dans les
Césars de Julien, S3 rapporte bien aux souvenirs du
drame satyrique des Grecs *°, mais ne fait pas de cet ouvrage un drame satyrique proprement dit. Concluons