‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 847 sur 893 · Celles des Aide, à dater, je crois, de · texte numérisé non relu

Celles des Aide, à dater, je crois, de

3. Parmi les traductions complètes, je citerai celles d'Eschyle par Bel otti, Milan, 1821; de Sophocle par Lenzini, Sienne, 1791; parBellotti, Milan, 1813; par Angelelli, Bologne, 1823; d'Euripide par Car-

meli, Padoue, l*4:i; par Bellntti, Milan, 1828. Dans la multitude des écrivains italiens qui n'ont donné de ces poètes que des versions partielles, on distingue Cesarotti et Alfieri, traducteurs, en 17ô4 et dans

les dernières années du siècle, le premier du Prométhéc d'Eschyle, le

second, de ses Perses, du PâiZoctète de Sophocle, de VAlcesle d'Euripido (voyez notre t. III, p. 234 sq.); Niccolini qui, depuis, en 1816 et....,

a traduit les Sept chefs devant Thèbes et YAqamemnon d'Eschyle. (Voy.

t. I, p. 33G ; cf. I,3ô7, 363; 11,211; III, 137, 176, 426.) Il serait long

de citer les autres, exactement rappelés dans le Lexicon bibliographicum d'Hoffmann, Leipzick, 1832, aux articles Eschyle, Sophoclej Euripide.

4. L. Racine, T,ailé de la poésie dramatique , ch. vin, dit duP.Sa-

Terio qu'il a • mieux jugé des poêles de la Grôce (jue des nôtres. »

JUGEMENTS DES CRITIQUES

son excellent livre sur la tragédie, lorsqu'il s'y était, en

1715, comme chez nous Corneille, constitué le jufje impartial et libre des principes d'Aristote et, plus souvent encore, des commentateurs d'Aristote. Métastase, son fils

adoptif et son élève, se montra peu fidèle à ses leçons, j'ajouterai à celles d'Aristote et d'Horace, ingénieusement

commentés par lui, lorsque, vers la fin du dix-huitième siècle, il écrivit sur les chefs-d'œuvre d'Eschyle, de Sophocle, d'Euripide, ces notes recueillies et publiées après sa mort*, qui passent en légèreté tranchante les décisions contemporaines de Voltaire et de La Harpe ^.

LiB doute que j'exprimais tout à l'heure à l'égard des

critiques italiens, et qui aujourd'hui, ai)rès les écrits de Manzoni*, de Nicolini*, ne serait plus permis, je l'éprouve

également à l'égard des critiques anglais. Bien qu'initiés par une forte éducation classique, par les savants travaux

de Stanley*, de Barnès^, de Markland*^, deMusgrave*, de

Wakefield*, de Porson*®, à la connaissance d'Eschyle, de Sophocle, d'Euripide, ils me paraissent, en général, avoir été, pendant le dix -septième et le dix -huitième siècle, trop exclusivement préoccupés, en des sens divers, d une

sorte de querelle nationale entre les libertés, le mouvement, l'abandon de la scène anglaise, et la régularité plus sévère, l'expression plus contenue, plus discrète de

de notre scène ; trop livrés, comme nous-mêmes avant eux,

1. Oy^TQ posluwe, Vienna, 1795, t. I, p. l sqq. Voyez la dissertation déjà citée de M. V. Faguet, Métastase considéré comme critique, 1856. — Entre Gravina et Métastase, ?e place Vic'>, peu exact, mais quelquefois ingénieux dans ces pages du ill« livre de sa Science nouvelle (1725) qu'il a intitulées : Histoire des poètes dramatiques et lyriques .

2. J'en ai cit^^ quelque chose, particulièrement t. I, p. 286; II, 84, 124 sq.; m, 137, 198,280, 309; IV, 17, 239.

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