‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 853 sur 893 · Voyez r.os tWeî, t. I, p. 62 sq., etc · texte numérisé non relu

Voyez r.os tWeî, t. I, p. 62 sq., etc

4. Il y en a de très-vives dans la dissertation de Bœttiger de Medea

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JUGEMENTS DES CRITIQUES

mande. Cet Euripide à qui Schlegcl avait jugé bon d'immoler Racine, il Ta immolé à son tour, en quelque sorte, sur l'autel de Sophocle, sur l'autel d'Eschyle, qui n'avaient nul besoin d'une telle victime. Moins de passion eut donné à ce que ses censures ont d'incontestablement vrai

plus d'autorité.

L'Allemagne n'a cessé jusqu'à ce jour de faire de la tragédie grecque l'objet le plus habituel peut-être de ses savantes et ingénieuses investigations. Avant de lui restituer, comme récemment à la cour de Prusse, dans des représentations érudites, sa scène et son orchestre, les évoluiions et l'appareil de ses chœurs, une image do

sa mélopée, de son accompagnement musical, la simplicité de son ordonnance, et ce que le talent d'un habile traducteur, M. Tieck, a pu reproduire de sa poésie, que de travaux de toutes sorte> elle lui a religieusement consacrés! Elle en a publié des traductions, en nombre incomparablement supérieur à celles qui ont paru chez

nous, chez les Italiens, chez les Anglais*. Ceux de ses monuments qui se sont conservés, elle en a soumis incessamment les textes, les mètres à la discussion, pour épurer les uns et constituer les autres : ceux, au contraire qui ont péri, elle les a reconstruits, par conjecture, d'après les rares souvenirs, les traces effacées qu'ils ont laissés; elle B'est appliquée aies distribuer en trilogies, en tétralogies, à leur assigner une date précise dans l'histoire de la scène; elle les a rapportés à leurs origines épiques, à leur sens

mythologique et symbolique : tâche en partie nouvelle, ou Euripidea cum -priscx artis operibus comparata, publiée par lui à

Weimar, en 1802 et 1803. Voyez ses Opuscula, Dresde, 1837, p. 3C4 sq. Assez récemment M. Harlung, dans son £urtptdM resfiïuiu^, 1843, a, par ses véhémentes apologies d'Euripide, donné la mesure delà

violence des attaques.

1. LeLexicon 6i Wioffrap^tcum d'Hoffmann mentionne quatre traductions complètes d'Eschyle, dont une de J. H. Voss, 1827 ; huit traductions de Sophocle, et une d'Euripide, également complètes. Quant aux traductions partielles, la liste en est bien longue. Parmi les noms plus ou moins célèbres qu'elle fait passer en revue, on distingue ceux de

Schiller, de Guillaume de Humboldt, traducteurs d'mfre et d7p/ii-

génie en Auïide, en 1780; d'Hélène, d'Ion et du Cyclnpe, en 1793, 1803, 1805 3 d'Ayamemnon et des Euménides, en 1793, 1816.

SUR LA TRAGEDIE GRECQUE

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du moins renouvelée de la docte Alexandrie, tâche pleine d'intérêt, mais aussi quelquefois de hasards, à laquelle, depuis bien des années, se sont consacrés, dévoués sans interruption, un nombre vraiment innombrable de critiques allemands*. Je n'en rappellerai que quatre, placés, ce me semble, au premier rang par des mérites divers ; j'ai bien souvent rapporté leurs opinions, invoqué leur autorité; ce

sont MM. Bœckh ^, God. Hermann' et Welcker*; le non moins illustre et si regrettable Gh. Otfried Mûller*.

1. C'est encore dans le Lexicon bibliographicum d'Hoffmann qu'il faut aller chercher la liste de leurs ouvrages. On se servira utilement pour la compléter des notes de l'Histoire de la poésie grecque , tragédie, de Bode. Parmi les écrits assez récents qu'il y ajoute, les plus souvent cités sont ceux de Schœll et de Gruppe, sur la Poésie tragi" que, sur VArt tragique des Grecs, le second portant en outre le titre particulier d'Ariane; je m'y suis référé plus haut, p. 150 sqq. Il est bien difficile de choisir sans injustice dans une littérature si riche en excellentes choses. J'indiquerai, comme les ayant consultés fort utilement, les livres suivants : Tbeologumena jEschyli, Klausen,

1829; De Grxcorum tragœdia qualis fuertt circum ternpora Demos-

thmis, Grysar, 1830; Qugrstiones Œdipodeœ, G. Fr. Hermann, \S3l; Euripides rcst>tutus, J. A. Hartung. 18'i3; Historia crilica tragicorum grœcorum y W. Ch. Kayser, 1845. Je ne reproduis pas d'autres titres que j'ai eu plus d'une occasion de transcrire dans mes notes.

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