‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 857 sur 893 · Lcip ick, 1802, Aristotelis Àrs poetica cum commentariis · texte numérisé non relu

Lcip ick, 1802, Aristotelis Àrs poetica cum commentariis

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402 SUR LA POETIQUE D ARISTOTE

dément, depuis que tant de parallèles entre la scène grecque et la scène française, entre le théâtre classique et celui qu'on appelle romantique, tant de controverses entre les écoles rivales sur les principes généraux de l'art dramatique, avaient usé les systèmes trop absolus des

anciens commentateurs* de la Poèiique. Enfin, sans méconnaître la valeur des versions célèbres qu'il s'agissait

de remplacer, la science, le ton naturel et na'tf de l'une,

la facilité élégante de l'autre, on pouvait se flatter de

s'approcher davantage, ou de la précision, ou de l'austérité du style d'Aristote.

Yoilà, je pense, ce ques*est dit M. Egger, et c'est aussi

ce qu'il a réussi à faire. Sa traduction ne doit pas être confondue avec ces remaniements faciles, rapidementtxécutés pour des libraires, que l'on décore trop souvent du titre

de traductions nouvelles, et dont on ne manque guère de

relever dans de complaisantes préfaces, aux dépens des

œuvres plus originales qui les ont devancées et leur ont

servi de matériaux, la prétendue originalité. Celle de

M. Egger, par l'étude sérieuse du texte, par l'intelligence

exacte et fine des idées, par un eft'ort heureux de style, lui appartient en propre et lui fait grand honneur.

Il reste encore dans la Poétique des passages que Tincertitude sur la leçon véritable, l'insuffisance, l'ambiguïté des termes, rendront probablement toujours difficiles à comprendre. Le nouveau traducteur, par un scrupule de

fidélité, propre à lui concilier la confiance de ses lecteurs,

a respecté l'obscurité de ces passages, se contentant de les

signaler par un point d'interrogation. Dans d'autres, c'est

une expression trop elliptique, le défaut d'une explication

indispensable, la suppression d'un intermédiaire utile, qui embarrassent : le traducteur y a pourvu en suppléant, dans

de discrètes parenthèses, à ce que le texte ne disait point assez. Au moyen de ces procédés, il a échappé, plus qu'on ne l'avait fait avant lui, au double inconvénient, ou de

prêter à son auteur des idées qui, toutes naturelles qu'elles 1 P. Vettori, Florence, 1560; L. Castelvelro, Bâle, 1570; Dan. Hein-

suis, Leyde, 1610; P. Béni, Padoue, 1613; Dacicr , Paris, 1692, etc.

ET l'histoire de LA CRITIQUE CHEZ LES GRECS. 403

peuvent paraître, ont fort bien pu n'être pas les siennes, ou d'altérer, par la paraphrase, ce caractère de concision

qui le distingue si éminemment. Par là aussi ont été conservés à la Poétique, dans cette reproduction nouvelle, à

côté des vives clartés qui s'en échappent, ces ombres mystérieuses dont parfois elle s'enveloppe, et l'un des attraits, je n'en doute pas, de ce grand monument de la critique

pour la curiosité des hommes. C'est ainsi que, dans un

autre ordre de productions, certains chefs-d'œuvre dramatiques, un Proméihée, un Hamlet, un Faust, ont pu devoir quelque chose de leur puissance sur l'imagination,

de leur fortune, à ce qui s'ymêle d'inexplicable, d'incompréhensible.

Les peines très-méritoires qu'a prises M. Egger pour

arriver au sens exact de la phrase d'Aristote, à l'expression

de sa vraie doctrine, sont attestées non-seulement par le

meilleur de tous les témoins, sa tiaduction elle-même, mais par un commentaire où il a soigneusement discute

les variantes des manuscrits, les corrections, plus ou moins hardies, plus ou moins heureuses, hasardées par les éditeurs, les versions, quelquefois si opposées, si contradictoires entre lesquelles la foule des traducteurs s'est partagée, enfin les interprétations que n'a cessé de recevoir l'esprit du fameux traité, chez des littérateurs de toute époque, de tout pays, de tout système. Ce commentaire est très-plein, mais peut-être l'érudition y est-elle condensée sous une forme trop substantielle ; peut-être son savant auteur s'y est-il trop souvent contenté d'indications succinctes, qui nous mettent sur la trace de ses études, nous invitent à les recommencer pour notre compte, au lieu de nous en communiquer, avec quelque détail, les éléments et les résultats. D'un autre côté, on est dédommagé de cette sobriété par un heureux choix de citations où paraît l'action diverse de l'œuvre d'Aristote sur la diversité des esprits. Ce sont des adorateurs de la lettre, comme La Ménardière, comme d'Aubignac, qui en tirent superstitieusement le moule étroit où faillit s'enfermer et périr notre tragédie naissante. Ce sont des littérateurs d'une

SUR LA POÉTIQUE DARISTOTE

démont, depuis que tant de parallèles entre la scène

grecque et la scène française, entre le théâtre classique et

celui qu'on appelle romantique, tant de controverses

entre les écoles rivales sur les principes généraux de l'art dramatique, avaient usé les systèmes trop absolus des anciens commentateurs* de la Poétique. Enfin, sans méconnaître la valeur des versions célèbres qu'il s'agissait de reniplacer, la science, le ton naturel et naïf de l'une, la facilité élégante de l'autre, on pouvait se flatter de s'approcher davantage, ou de la précision, ou de l'austérité du style d'Aristote.

Voilà, je pense, ce que s'est dit M. Egger, et c'est aussi

ce qu'il a réussi à faire. Sa traduction ne doit pas être confondue avec ces remanieuients faciles, rapidement exécutés pour des libraires, que l'on décore trop souvent du titre de traductions nouvelles, et dont on ne manque guère de relever dans de complaisantes préfaces, aux dépens des œuvres plus originales qui les ont devancées et leur ont servi de matériaux, la prétendue originalité. Celle de M. Egger, par l'étude sérieuse du texte, par l'intelligence exacte et fine des idées, par un effort heureux de style lui appartient en propre et lui fait grand honneur.

Il reste encore dans la Poétique des passages que l'incertitude sur la leçon véritable, l'insuffisance, l'ambiguïté des termes, rendront probablement toujours difficiles à comprendre. Le nouveau traducteur, par un scrupule de fidélité, propre à lui concilier la confiance de ses lecteurs,

a respecté l'obscurité de ces passages, se contentant de les signaler par un point d'interrogation. Dans d'autres, c'est une expression trop elliptique, le défaut d'une explication indispensable, la suppression d'un intermédiaire utile, qui embarrassent : le traducteur y a pourvu en suppléant, dans

de discrètes parenthèses, à ce que le texte ne disait point assez. Au moyen de ces procédés, il a échappé, plus qu'on ne l'avait fait avant lui, au double inconvénient, ou de prêter à son auteur des idées qui, toutes naturelles qu'elles

1 p. Vettori, Florence. 1560; L. Castelvelro, Bâie, 1570: Dan. Heinsuis, Leyde, 1610; P. Béni, Padoue, 1613; Dacicr , Paris, 1692, etc.

ET l'histoire de LA CRITIQUE CHEZ LES GRECS. 403 peuvent paraître, ont fort bien pu n'être pas les siennes, ou d altérer, par la paraphrase, ce caractère de concision qui le distingue si éminemment. Par là aussi ont été conserves a la Poétique, dans cette reproduction nouvelle à côte des vives clartés qui s'en échappent, ces ombres mysterieuses dont parfois elle s'enveloppe, et l'un des attraits je n en doute pas, de ce grand monument de la critique pour la curiosité des hommes. C'est ainsi que, dans un autre ordre de productions, certains chefs-d'œuvre dramatiques, un Promèlhée, un Hamlet, un Faust, ont pu

devoir quelque chose de leur puissance sur l'imagination,

de leur fortune, à ce qui s'y mêle d'inexplicable, d'incomprehensible.

Les peines très-méritoires qu'a prises M. Egger pour arriver au sens exact de la phrase d'Aristote, à l'expression de sa vraie doctrine, sont attestées non-seulement par le meilleur de tous les témoins, sa traduction elle-même mais par un commentaire où il a soigneusement discuté les variantes des manuscrits, les corrections, plus ou moins hardies, plus ou moins heureuses, hasardées par les éditeurs, les versions, quelquefois si opposées, si contradictoires entre lesquelles la foule des traducteurs s'est partagée, enfin les interprétations que n'a cessé de recevoir 1 esprit du fameux traité, chez des littérateurs de toute époque, de tout pays, de tout système. Ce commentaire est tres-plein, mais peut-être l'érudition y est-elle condensée sous une forme trop substantielle ; peut-être son savant auteur s y est-il trop souvent contenté d'indications succinctes, qui nous mettent sur la trace de ses études nous invitent à les recommencer pour notre compte, au lieu de nous en communiquer, avec quelque détail, les éléments

et les résultats. D'un autre côté, on est dédommac^é de cette sobriété par un heureux choix de citations où paraît 1 action diverse de l'œuvre d'Aristote sur la diversité des esprits. Ce sont des adorateurs de la lettre, commç La Ménardière, comme d'Aubignac, qui en tirent superstitieusement le moule étroit où faillit s'enfermer et périr

notre tragédie naissante. Ce sont des littérateurs d'une

SUR LA POÉTIQUE d'ARISTOTE

intelligence plus dégagée, comme Saint-Évremont, comme Fontenelle, et, inspirés par Voltaire, Marmontel et La Harpe, qui se permettent de contrôler, en certains points, par la pratique moderne, la théorie antique. Ce sont enfin des critiques étrangers, comme W. Schlegel, qui couvrent de l'autorité d'Aristote, libéralement entendu, les licences reprochées aux scènes de l'Angleterre, de l'Espagne, de l'Allemagne. Dans cette galerie se montrent aussi de grands artistes, un Tasse, un Corneille, cherchant

à accorder, par une sorte d'ingénieux compromis, les libres inspirations de leur génie avec la rigueur des règles. Ajoutons-y le poète à qui seul peut-être ces règles, docilement acceptées, n'ont point été une gène, sur qui le joug de la théorie n'a pas plus pe^é que celui des modèles, qui a

porté l'un et l'autre avec une égale aisance, semblant, dans

Ja production de ses œuvres, d'une régularité si noble et si facile, d'une passion si vraie et si élégante, n'obéir qu'à son naturel. Nos bibliothèques conservent quelques exemplaires des tragiques grecs, dont les marges, annotées par Racine, jeune encore, portent la trace précieuse de ses

études poétiques, du premier développement de son goût

et de son génie. Disciple et bientôt émule de Sophocle et d'Euripide, il ne négligeait pas l'école d'Aristote. G'esi ce dont témoigne un exemplaire de la Poétique^ sur la marge duquel on a recueilli * quelques fragments de traduction, produit rapide d'une lecture savante, et d'un jet

libre et heureux. M. Eggcr n'a pas négligé les occasions

d en parer son commentaire.

L'autorité à laquelle il se réfère surtout, est celle d'Aristote, qu'il juge devoir être à lui-même son plus sûr commentateur. D'autres déjà avaient eu cette pensée, notamment, il a soin de le rappeler % Batteux et Lessing, par qui elle a été appliquée et recommandée. Mais nul, ce semble, ne l'avait encore autant mise à profit. Non-seulement lorsqu'il s'agit d'établir la légitimité contestée, de fixer le sens controversé de certains mots, de certaines expressions,

2: Voyefp'îsTislT^''"^'*^''""'^"'" 1815DarGooffroy,UVJ,p.545!

ET L*IllSTOIRE DE LA CRITIQUE CHEZ LES GRECS. 405

il se décide avec facilité et certitude par les habitudes du style aristotélique ; mais il place sans cesse dans un jour frappant les idées de son auteur, celles mêmes sur lesquelles on a le plus douté, disputé, par des rapprochements avec des passages où, ailleurs, le philosophe a dit. la même chose, soit dans les mêmes termes, soit sous une forme analogue. Les œuvres d'Aristote n'étaient pas des œuvres isolées ; elles formaient les parties d'un vaste ensemble destiné à comprendre la connaissance entière de la

nature et de l'humanité ; elles devaient, dans son dessein,

se compléter, s'expliquer mutuellement; on le voit bien parles continuels renvois qu'il fait de l'une à l'autre. lia

donc mis lui-même ses interprètes sur la voie d'une méthode, qu'ils ont pratiquée assez tard, et dont nouslouons

ici une nouvelle et fort habile application.

On voit comment M. Eggera été amené à faire suivre la Poétique de quelques extraits du livre des Problèmes, qui concernent les principes, les relations mutuelles, les effets des beaux-arts, ou du moins de certains d'entre eux, la musique et la poésie, el leur concours, leur concert dans

les représentations dramatiques. Il n'a pas reproduit ces

morceaux sans les ranger, tout en leur conservant leurs numéros, dans un ordre plus logique, plus didactique, que celui oij ils nous sont parvenus, sans en améliorer le texte par quelques corrections bien entendues, sans en éclaircir

le sens par l'érudite sagacité de ses notes, et la netteté

de sa traduction, la première, si je ne me trompe, qui en

ait été donnée en français.

Il n'y a pas seulement entre la Poclique et les autres écrits d'Aristote une certaine communauté de langage et d'idées, mais quelques rapports généraux auxquels M. Egger a du naturellement donner une grande attention.

Ce que l'on connaît etdes poésies^ et des éloges, des dialogues, par lesquels débuta, littérairement, le philosophe, fait comprendre que, plus tard, détournant sa pensée de

ses graves spéculations, la ramenant à l'objet de sa préoccupation première, il ait pu songera écrire une poétique.

D'autre part, évidemment, l'auteur des trois liwQ&Surles

SUR LA POÉTIQUE d'aristOTE

/.« etc setait préparé de loin par l'histoire littéraire

Ln^ ^^t^T"' ^ t'"' '^'' l'«-P«"«nce la théorie de^^^ sv^m'^H ""'• ?"'*"' ■' "'«"q^erait quelque Chose au

philosophique dans lesquels il a poursuivi sous toutes

K T P'"''''î"«« de 1 invagination n'y avaient eu leur place. Je résume, en quelques mots, des pages OÙ M Ee-

chronni?"''" ""fj^^T""''^ •*" ^"''""> «' d'intérêt, l'ordre

Il ff^T"' .' «"-^haînement logique des travaux d'Aristote, caractérise ceux de ses ouvrages qui nous sont parvenus, restitué et traduit, dans ce Jui en reste ceuxoui

s"emh.T''r''°^^>"'ï"^°' ^ Irquer dlns cet e^ semble la place de la Poétique.

J'insisterai cependant sur l'attention particulière qu'iU donnée a un passage jusqu'à lui peu remarqué du livre ^«r . tow. A„3tote y distingue la propolition-juge-

ment, celle qui implique erreur ou vérité, de la propos Uon qui n est m vraie ni fausse, disant que l'examen

fkALlT"'''"'^^' rhétorique et à la poétique. De

la M Bgger tire, avec nouveauté ce me semble, la classification suivante : '

.4 ''qui' il"J°Tâ,t partxc^fl'en^tifdi"^'''' ■^•^'"''"'^^cip^s; par les Cat^ones e?îe S'X a «ï iÇrurcordâ'!; ai Analytique ou démonstration du vrai oar les inrii iiîkiÎ?

le langage, se marque par remploi des m'odeTauVes'qu^ Hn-

ET l'histoire de la critique chez les grecs. 407

dicalif, alors la proposition n'appartient plus à la logique. La parole qui persuade, non par le raisonnement seul, mais aussi par 1 émotion, par la peinture des mœurs, c'est l'éloquence. L orateur est dans les assemblées publiques et les tribunaux, ce que le dialecticien est dans les discussions de Técole: la rhétorique est le pendant de la dialectique^ et, comme telle , se raage de plem droit à la suite de cette dernière. Après l'élo-

quence viendra la poésie, qui n'est, elle aussi, qu'une manière

Cl instruire Ifts âmA« «an i<^a /«Vioxr»or,4^ . ^^ d„-mA..-* j

d instruire les âmes en les charmant ; la Po^'/içue fermera donc

I.tf^!«^J!n.t*^!? V^^.°"^^ qui comprennent toutes les facultés

achever sa vie mo-

n^/^°"5*^^,l ^^ créatrices de l'esprit humain. Pour 1 étude de 1 homme, il ne restera plus qu'à analyser sa vie murale son rôle dans la famille et dans TÉtat; c'est l'objet de 1 Ethique, de 1 Economique et de la Politique'^. »

Qu'Aristote ait composé une Poétique, onii en peut douter; mais est-ce bien celle que nous possédons? M. Egger le pense, ajoutant foi aux manuscrits, qui tous la donnent au Stagirite, et y retrouvant des passages auxquels l'auteur lui-même, dans d'autres ouvrages, et quelques écrivains de l'antiquité ont fait allusion. Ces passages avaient déjà été allégués, mais M. Egger en a augmenté le nombre, d'après quelques indications du scoliaste d'Homère, publié par Villoison. C'est ici le lieu de remarquer qu un

dépouillementcurieuxdetoutce qu'on arécemment retrouvé et mis en lumière des scoliastes et des grammairiens

grecs, lui a été d'une grande ressource pour renouveler

des discussions qui, en certains points, pouvaient paraître épuisées.

L'authenticité de la Poétique admise en général, il y a encore lieu de se demander si tout y est bien de la main

d'Aristote. C'est là une question qu'on ne pouvait manquer de se faire en ce temps-ci. La philologie a ses modes comme toute autre chose. On aime aujourd'hui à retirer aux grands écrivains de l'antiquité la propriété de leurs œuvres, ou, si on veut bien les leur laisser, à leur supposer, au moyen d'interpolations prétendues, des collaborateurs. La Poétique prêtait, plus peut-être que tout autre

1. nhét., I, I, passage habilement commenté par M. Rossignol dans le Journal des Savants, septembre 1842.

SUR LA POÉTIQUE d'aRISTOTE

monument ancien, à ce genre d'entreprises. Dans l'édition qu il en a donnée à Cologne, en 1839, M. Ritter y a opéré des retrai»chements qui réduisent cet ouvrage si court à bien peu de chose : arguant, tantôt de la contradiction que le texte lui paraissait offrir avec d'autres écrits tout à fait

authentiqaes du même auteur, ou avec les opinions qui lui sont expressément attribuées par d'autres écrivains de 1 antiquité ; tantôt d'incohérences de doctrine qu'il croyait apercevoir entre les diverses parties du livre lui-même ;

tantôt, enfin, de certaines différences de méthode et de

style qui, selon lui, y décelaient fréquemment l'intervention indiscrète d'un autre écrivain. Gela n'a point passé sans réclamations de la part des savants compatriotes de ?^;*^^"^^* ^'^^^^"^ ^" volume que nous analysons s'unit a MM. Lersch», Dûntzer-^, SpengeP, Mommsen * pour détendre précisément par des raisons tirées de la conformité d'Anstote avec lui-même dans la Poétique et quant aux mots et quant aux choses, les endroits incriminés. M. Egger est plus d'accord avec ceux de ses prédécesseurs auxquels il a paru que la Poé%î/e, dans son état actuel ne

contient pas tout ce que son auteur avait eu le dessein d'y

mettre. Il en signale çà et là, et quelquefois il en supplée aux moyens de textes anciens où peut-être a passé quelque chose de la doctrine d'Aristote, les incontestables lacunes.

Ce que le temps a pu retirer à la Poétique, ce que son auteur a pu lui-même y laisser d'incomplet, d'écourté de confus d obscur, autoriseraient-ils à la regarder, ou comme une ébauche imparfaite, ou comme un extrait inexact de IceuvredAristote? L'une et l'autre de ces opinions ont ete soutenues par des critiques de grande autorité, d'après

des motifs fort spécieux. ^

M. Egger partant de la division reçue des ouvrages

dAnstote en eo^ofer/çiie^, extérieurs, c'est-à-dire acces-

r^ o\^ oqa' J^^^' Philosophie du tangage chez les anciens narf n p 256-280 ; de ense du chapi.re XX delà WeiV/ue"^^ ^ '

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