Supra, p. 43 et
2. Crésus, Olymp. Lvni, Darius, Olymp. lxxh, Alcée et Sappho, Olymp. xlii, Anacréon, Olymp. Lv.
3. Deschreibung der Vasensammlungin der Pinakoihek zu Mmchen^ p. glxxxix.
4. Arislophan., op. Atben., xv, p. 694. A. — Cf. Nub.^ 4355 et seq. — Schol., ad Thesmophor.^ 469.
5. Duc de Luynes, Description de quelques vases peints étrusques, italiotes, siciliens et grecs, pi. xxxin. — Monuments inédits de l'Institut arch., t. Y, pi. xxw. — Élite des Mon. céramographiques, t. I, pi. xliv et xlv.
' 6. Gerhard, Trinkschalen des Kônigl. Muséums zu Berlin, pi. x et xi. — Duc de Luynes, l. et/., pi. xix.
un pliant ou ocladias, lève la tête et montre du doigt une hirondelle, en disant: ijov fiùxitx^^ regarde^ une hirondelle! L'homme barbu, assis également sur un ocladias en face du jeune homme, retourne la tête et dit : Ne tov HepaxXea, en effets par Hercule! Le petit garçon debout, à droite, montre l'oiseau de la main et dit : HauTci, la voici. Et la conclusion est : £ap e^8, déjà le printemps. Ces derniers mots sont prononcés par l'homme qui occupe le centré de la composition ^ On le voit, c'est toute une idylle exprimée avec une grâce et une naïveté que, seuls, les artistes grecs ont le don de rendre.
Une autre composition ravissante est celle du Jugement de Paris sur une coupe signée par le fabricant Hiéron et conservée au musée de Berlin. Le fils de Priam, AXey^^^poç («tV), est assis sur les rochers du mont Ida, entouré de ses troupeaux. Mercure lui présente une fleur et lui amène les trois déesses AOevaia, Hcpa et Afport^e {sic) ; quatre Amours voltigent autour de Vénus qui tient une fleur et une colombe.
Au revers de cette composition, on voit Paris qui emmène Hélène du palais de Ménélas. Le roi de Sparte, sans être nommé dans les inscriptions, assiste lui-même à cet enlèvement. La scène n' offre rien de violent, comme on pourrait le penser ; au contraire, on dirait qu'il s'agit d'une cérémonie nuptiale. Les noms des personnages sont les suivants : AX£}^9av^po;, H«Xeve, Tt(AflcJpoe, £*joinç, Ixapioç, Turapsoç'.
Dans les sujets que je viens de décrire domine encore le caractère de l'école archaïque. Les femmes, la plupart du temps, portent de longues tuniques doriennes. On se rappellera que Socrate, sculpteur dans sa jeunesse , avait représenté les Grâces entièrement vêtues. C'était l'usage du temps.
Zeuxis et Parrhasius peignaient des figures isolées, des sujets de petite dimension, au lieu de ces vastes compositions que Polygnote et son école avaient produites, quoique par (uyaXa, expression dont se sert un