‹ Études sur les vases peintsChapitre 53 sur 72 · Em. Braun, Die Schalc des Kodros, Borlin, 4843, in-folio · texte numérisé non relu

Em. Braun, Die Schalc des Kodros, Borlin, 4843, in-folio

A mesure que se développe et se perfectionne l'art, la peinture n'occupe plu3 qu'un espace restreint. Ainsi, sur des vases de grande dimension, c'est le col seul qui se trouve décorô de sujets peints avec le plus grand soin. On se contente d'orner l'intérieur des coupes de peintures délicates et soignées, tandis que l'extérieur est complètement négligé. Les petites assiettes plates, enrichies de peintures exécutées par Épictëte, Fournissent un nouvel exemple de ces compositions pleines de charme, réduites i un nombre limité de ligures '.

Comme échantillon du beau style du siècle de Péridës, je mets sous tes yeux du lecteur les peintures qui décorent l'intérieur d'une délicieuse coupe du Musée Napoléon III.

4 . Voir mon Cnlalogne de vaset peints provenani de» fouillet de CÉtrurie, n" S3, i17, 174, (75. 177, 178, 189. — Cf. mon travail sur les Noms de$ fabricant et tUi desfinaieurs de vateê peints flans la Revue de philologie, t. il, p. tl I et suiv.

On y voit le jeune Musée, Moaaio;, qui prend une leçon de grauunaire ou de chant de Linus, Atvo;. Le poète, assis sur un siège à dossier, développe, sur ses genoux, un grand rouleau de papyrus sur lequel sont tracés des caractëi'es. Le jeune Musée, entièrement nu, est debout, la main droite appuyée sur la hanche et tenant dans la gauche des tablettes; il regarde avec attention le rouleau de papyrus à mesure que son maître le déploie; derrière lui est une cassette qui renferme d'autres rouleaux.

L'extérieur de cette précieuse coupe est décoré de sujets gymnastiques *.

C'est au siècle de Périclès ou à la première moitié du iv® siècle avant notre ère qu'appartiennent un grand nombre de ces belles amphores de Nola, qui font l'ornement des grandes collections, et dont je citerai ici quelques sujets.

Une des plus remarquables quoique des moins anciennes, comme l'indiquent les lettres longues H et n et l'emploi de la couleur blanche dans les inscriptions, est la célèbre amphore à anses cordées de la collection Pourtalës, où l'on voit le combat de Thésée contre l'amazone Ilippolyte».

Le musée de Naples possède un grand nombre de ces amphores ; il y en a de très-belles dans la collection de M. le duc de Blacas, dans celle de M. le duc de Luy nés, aujourd'hui au Cabinet des médailles de la Bibliothèque impériale; la collection Durand en renfermait aussi une certaine quantité, ainsi que la collection Torrusio à Naples. Les peintures qui décorent ces sortes de vases, aiiksi que certaines belles hydries, se distinguent par l'élégance du dessm, la simplicité de la composition et l'absence de tout détail superflu. On peut citer au musée de Naples, Jupiter et Ganymède, Ménélas poursuivant Hélène, Achille et Déidamie, Achille qui s'arme, Pluton et Proserpine, Jupiter et la Victoire, Orphée poursuivi par les Bacchantes ; dans la collection de M. le duc de Blacas, le Jugement de Paris, Jupiter et Séméié, Neptune et Thésée, la Victoire de la tribu Acamantide, Minerve et les Glles de Cécrops, Vulcam et Vénus; dans la collection de M. le duc de Luynes, Minerve et Cadmus ou Palamède, Apollon et Iréné, Apollon et Mercure, Apollon et Linus, Diane et Callisto, Térée et Procné, Neptune et Thésée, Neptune et Amymone, Éros armé, Thésée et Sinis, Jeune poëte poursuivi par une Harpy ie ; dans la collection Durand, vendue

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