‹ Études sur les vases peintsChapitre 54 sur 72 · Annales de l'InslUul archéologique^ 4856, pi. xx · texte numérisé non relu

Annales de l'InslUul archéologique^ 4856, pi. xx

8. Voir la Dissertation de Visconli imprimée dans le Cabinei Pourlalès de Panof ku» où les peintures de ce vase sont gravées pi. xxxv et xxwi.— Cf. Millin^ Monum. inéd., L I, pi. XXXVI, et Vases peints^ t. I, pi. x et xi.

et dispersée en 18 !6, Jupiter et Séraélé, Apollon et Dapliné, Éros poui'suivant un lièvre, la dispute de Mercure et d'Apollon, Neptune et Amymone, ThéséecombattantundesbrigandsderAttique, la mortd'Orphée, la Joueuse de flûte et la Crotaliste, Minerve armée de Faplustre poursuivant une jeune fille, Minerve et Éricbthonius; dans la collection Torrusio, Circé et un des compagnons dTlysse, changé en porc, Thésée prenant congé d'Egée, Apollon et Hyacinthe, Triptolème et Cérès, Ménélas poursuivant Hélène, Linus et Crotopus, Mars et Minerve, Neptune et Amymone, Achille et Patrocle, Victoire ailée et nue et un éphèbe*.

L'amphore de Nola montrant Plutus et Hébé, décrite dans mon Catalogue de la collection Durand^ sous le n° 201, est d'un style tout particulier et a été peint par un artiste habile qui avait conservé certaines traditions de l'école archaïque'.

On connaît le fameux vase de la dernière nuit de Troie, conservé au musée de Naples. C'est une grande hydrie autour de laquelle se développe une composition dessinée dans un style admirable. Le premier groupe représente Énée, qui porte sur ses épaules son père Anchise; le jeune Ascagne marche devant. Puis, on voit Ajax qui a saisi Cassandre par les cheveux et la menace de son épée; la fille de Priam, figurée presque entièrement nue, s'est réfugiée auprès de la statue de Minerve qu'elle embrasse d'une main, tandis que de l'autre elle cherche à repousser son ennemi; ses regards sont tournés vers un Troyen étendu aux pieds d'Ajax; c'est probablement son amant Gorœbus, qui vient de succomber sous les coups du fils d'Oïlée ; la statue de la déesse est posée de manière qu'elle paraît protéger sa suppliante sous son bouclier, et menacer de sa lance celui qui veut l'outrager. Deux autres Troyennes, filles ou belles-filles de Priam, sont assises l'une au revers de l'autel de Minervç, l'autre sous un palmier; leurs mains placées sur leurs cheveux et toute leur attitude expriment la douleur et l'effroi ; l'une est peut-être Andromaquë à laquelle on vient d'arracher son fils; l'autre pourrait éti'e Laodice ou Médesicaste, qui figuraient dans la composition de Polygnote à Delphes. On voit ensuite Priam assis sur l'autel de Jupiter Hercaeus; il couvre sa tété de ses deux mains comme pour se garantir des coups de Pyrrhus qui s'avance

4 . Un grand nombre de C(*s amphores de Nola ont été publiées dans les MonumenU inédits de l'Institut archéologique, dans les ouvrages de M. le duc de Luynes et de Panofka, dans Y Élite des monuments céramographiques. Pour ne pas multiplier les citations, j'indique seulement les sujets. Les vases de la collection Torrusio sont tous inédits et je ne crois pas qu'il en existe un catalogue imprimé. Les indications que jo donne ici sont extraites de mes not^s de voya.^o.

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