‹ Études sur les vases peintsChapitre 55 sur 72 · Ce \as(* inédit apparlicnl ù i'auleur · texte numérisé non relu

Ce \as(* inédit apparlicnl ù i'auleur

l*épée levée pour lui abattre la tête. Sur les genoux du malheureux vieillard est étendu un enfant mort, Astyanax ou un autre de ses petitsfils. Puis, on reconnaît le cadavre de Polîtes, fils de Priant, étendu aux pieds de Pyrrhus. Suit un guerrier grec accroupi qui cherche à couvrir son corps de son bouclier pour parer le coup qu'une jeune femme furieuse va lui porter avec un joug ou un débris de meubie,dont elle s'est armée. Dans le dernier groupe, un guerrier saisit par le bras une femme assise devant lui -qui parait plongée dans la plus profonde douleur. C'est peut-être Ulysse qui veut emmener Hécube, devenue son esclave, ou bien un des fils de Thésée qui reconnaît sa grande mère Éthra. Un autre guerrier grec, plus jeune que le preipier, est debout près de ce groupe, et près de lui est une jeune Troyenne accroupie ^

A côté du célèbre vase de la destruction de Troie se place le fameux vase des Bacchantes, stamnos de Nola, conservé au musée de Naples et dont nous donnons ici la forme et le sujet principal.

Comme on le voit, il y a quatre bacchantes réunies autour du simulacre de Bacchus; l'idole est formée d'un tronc d'arbre sur lequel on a fixé une tête barbue, coiffée d'une espèce de modius; elle n'a pas de bras ; des branches poussent au pied du tnmc. Devant l'idole est placée une table chargée d'offrandes ; au milieu est un canthare entre deux autres vases plus grands et de la forme du stamnos. Une des bacchantes les plus rapprochées de la table fait résonner le tympanum ; au dessus de sa tête on lit le nom de Maivaç. Sa compagne, désignée par le nom de AudVKi^ se dispose à puiser du vin dans le siampwsy au moyen d'un cyathus qu'elle tient à la main : dans sa main gauche, elle porte un scyphus ou un cotyle qu'elle va remplir. Les deux autres bacchantes, placées aux extrémités du tableau, sont en proie à l'effervescence bachique; la tête renversée en arrière, elles sont animées de toute l'ardeur orgiaque. L'une tient un thyrse, l'autre un flambeau allumé.

Au revers sont représentées quatre autres bacchantes qui se livrent au plaish: de la danse; dans le champ, on lit les noms de eaXeia et de Xopeia*.

4. Museo Borbanico, voL XIV, t. xli-xlui. — Miliin, Vases peùUs, t. I, pi. xxv et XXVI, et Galerie myih., Lxvni, 608.

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