PREMIÈRE PARTIE, CHAPITRE XXIV
laissé prendre , Tambitieiix 5 au décevant appât de se voii' un jour millionnaire.
Tachons de régler à si juste mesure nos besoins sur nos revenus, que Tadministration de nos richesses ne trouble en rien le cours de notre vie.
— Qui cherche à vivre en paix avec soi-même, doit s'abstenir de rien faire au-delà de ce que lui permet sa fortune.
Chacun son lot et ses droits en ce monde : aux plus heureux les libéralités de la fortune; à qui les sert, outre le prix de ses offices, la portion du glaneur.
Il y a presque toujours en présence, dans les affaires de grand et de petit négoce , deux personnes de mauvaise foi : celle qui surfait et celle qui marchande. C'est, pour la plupart du temps, entre vendeur et acheteur, un pur commerce d'imposture et d'effronterie, où, après une heure de frivoles et niaises circonvolutions, chacun d'eux abandonne sa parole et ses serments pour le plus misérable avantage, que, de guerre lasse des deux côtés , ils finissent par se surprendre Tun à Fautre.