PREMIÈRE PARTIE, CHAPITRE XXVIIÏ
temple, comme renfermant tout ce qu'il avait de mieux à conseiller aux hommes. Platon dit à son tour que la sagesse n'est, à proprement parler, que la rigoureuse observation de cette ordonnance. Les difficultés et les obscurités n'apparaissent en toute espèce de sciences, que du moment où Ton commence à les pénétrer ; car, encore, faut-il avoir à un certain degré lïntelligence des choses, pom- être induit à reconnaître qu'on les ignore ; de même qu'il faut pousser une porte qui résiste , pour savoir si elle est ouverte ou fermée. Or, cette science de c< se connaîtj^e soi-même, » ce qui prouve que personne n'y entend rien , c'est cet air de satisfaction et de résolution que tout le monde se donne , pour démontrer qu'il y est suffisamment entendu ; ainsi que Socrate l'apprend à Entydème, en Xénophon.
— Il semble que la nature ne pouvait mieux faire que de rejeter au dehors l'action de notre vue , et de nous épargner ainsi la honte perpétuelle de découvrir en nous-mêmes les misères et les vanités qui nous offusquent dans les autres.
— Chacun peut devenir pour soi-même un sujet précieux d'études et un fonds inépuisable d'enseignements; il ne lui faut, pour cela, que s'observer de près, et travailler à se bien connaître.
— Les hommes ne recourent généralement aux ap-