‹ Études sur Montaigne, analyse de sa philosophieChapitre 62 sur 175 · DE LA RELIGION · texte numérisé non relu

DE LA RELIGION

Il n'y a rien de plus aisé à contrefaire que la dévotion, si l'on n'y conforme ses mœurs et l'ensemble même de sa vie : l'essence de la dévotion est occulte et abstruse , tout au contraire de ses apparences , qui sont d'une pratique facile, lorsqu'elles ne vont pas au-delà des formes pompeuses^ mais alors infertiles du culte extérieur.

— C'est une dévotion peu recommandable, et qu'on paraît tenir en une trop haute valeur, qu'un zèle qui, n'étant aiguillonné que par les lois et par les préceptes, vient, sous le double empire de la crainte et de l'espérance, offrir à Dieu de publics témoignages

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