Ess.jhy. II, chap
fin dnétienne : de là des dartéft étrangères et quelques rayons échappés de la grâce qui percent de loin en loin les ténèbres du pyrrhonisme. Mais dès que la grâce se retire^ le pyrrhonisme seul demeure.
Au risque de fatiguer le lecteur^ nous lut voulons présenter un dernier fragment ^ qui achève la démonstration, met à nu la vraie pensée de Pascal, et fait voir de quelle étoffe, pour ainsi dire, était faite sa religion.
« S^il ne falloit rien faire que pour le certain, on ne devroit rien faire pour la religion, car elle n'est pas certaine. Mais combien de choses faitK>n pour Tincertain, les voyages sur mer, les batailles, etc.? 3e dis donc qu'il ne faudroit rien faire du tout, car rien n'est certain, et qu'il y a plus de certitude à la religion que non pas que nous voyions le jour de demain ; car il n'est pas certain que nous voyions demain, mais il est certainement possible que nous ne le voyions pas. On n'en peut pas dire autant de la religion. Il n'est pas certain qu'elle soit, mais qui osera dire qu'il est certainement possible qu'elle ne soit pas? Or, quand on travaille pour demain et pour l'incertain, on agit avec raison. Car on doit travailler pour l'incertain par la règle des partis, qui est démontrée ^ »
Nous le demandons, est-ce là la foi de saint Augustin, de saint Anselme, de saint Thomas, de Fénelon, de Bourdaloue, de Bossuet?
Le 23 novembre 1654, dans une nuit pleine d'angoisses apaisées et charmées par de mystiques visions, Pascal, après avoir lutté une dernière fois avec les images du monde, avec les troubles de son cœur et de sa pensée, appelle à son aide le vrai. Tunique consolateur. Il invoque