BoBsat, deuxième partie, XVII
Dieu^ mais quel bîeu^ je vous prie? Lui-même nous k dit dans récrit singulier' qu'il traça de sa main cette nuit méme^ qu'il portait toujours sur lui, et qui ne fut découvert qu'après sa mort : n Dieii d'Abraham, Dieu d'Isaac^ Dieu de Jacob, non des savants et des philosophes. » U entrevoit) il croit avoir trouvé la certitude et la paix^ mais ob? a Dans la soumission totale à Jésus-Ghrist et à moa directeur. 9 Pascal est là tout entier. Le doute a cédé enfin à la toute-puissance de la grâce, mais le doute vaincu a emporté avec lui la raison et la philosophie.
Ou bien il faut renoncer à toute critique historique, ou de tant de citations accumulées il faut conclure que, pour Pascal, le scepticisme est le vrai dans Tordre philosophique, que la lumière naturelle est incapable de fournir au* cune certitude, que le seul emploi légitime de la raison est de renoncer à la raison, et que la seule philosophie est le mépris de toute philosophie.
. Voilà ce que nous venons d'établir régulièrement et mé-* thodiquement, avec une étendue et une rigueur qui, ce nous semble, ne laissent rien à contester. Qu'il nous soit donc permis de considérer le scepticisme de Pascal en philosophie comme un point démontré. Mais nous pouvons aller plus loin. Un commerce plus intime avec Port-Royal, en nous faisant pénétrer davantage dans l'esprit de cette société illustre, nous permet de soutenir avec la conviction la plus assurée que non-seulement Pascal est sceptique en philosophie, mais qu'il ne pouvait pas ne pas l'être, par ce moUf décisif qu'il était janséniste, et janséniste conséquent.
Qu'est-ce que le jansénisme? Nous n'avons point à en