P.-R. : un tr
2. P.-R. change l'ordre et le progrès des phrases de Pascal : « Pour Tacheter. Les gens du monde ont leur tristesse, mais ils n*ont puint
joye; et les chrétiens ont cette joye mêlée de la tristesse d'avoir suivi d'autres plaisirs et de la crainte de la perdre par Tattrait de ces autres plaisirs qui nous tentent sans relâche. Et ainsi nous devons travailler sans cesse à nous conserver cette joye qui modère notre crainte ^ et à conserver cette crainte qui modère notre joye *, et selon qu'on se sent trop emporter vers Tune se pencher vers l'autre pour demeurer debout. Souvenez- vmù des biens dans tes jours dafflictiony et souvenez-vous de l'affliction dans les jours de réjouissance y dit TÉcriture, jusqu'à ce que la promesse que J.-C. nous a faite de rendre sa joye pleine en nouS| soit accomplie. Ne nous laissons donc pas abattre à la tristesse^ et ne croyons pas que la piété ne consiste qu'en une amertume sans consolation. La véritable piété ^ qui ne se trouve parfaite que dans le ciel, est si pleine de satisfactions qu'elle en remplit et l'entrée et le progrès et le cour ronnement. C'est une lumière si éclatante qu'elle rejaillit sur tout ce qui lui appartient^ et s'il y a quelque tristesse mêlée^ et surtout à l'entrée^ c'est de nous qu'elle vient et non pas de la vertu; car ce n'est pas l'effet de la piété qui commence d'être en nous, mais de l'impiété qui y est encore. Otons l'impiété^ et la joie sera sans mélange. Ne nous en prenons donc pas à la dévotion^ mais à nousmêmes, et n'y cherchons du soulagement que par^ notre correction.
cette joie que le monde ne peut donner ni ôter, dit /.- C. Les bienheureux ont cette joie sans aucune tristesse; et les chrétiens, .,
1. P.-R. gâte cette belle plirase en la mutilant: uEt ainsi nous devons travailler sans relâche à nous conserver cette crainte qui conserve et modère notre joie,
a. B. de M. P. : pour.