‹ Études sur PascalChapitre 129 sur 155 · Cest VAvis nécessaire imprimé par Bossut · texte numérisé non relu

Cest VAvis nécessaire imprimé par Bossut

8. Médecin de la reine Christine. Il avait été d'abord celui du grand Condé, auprès duquel il avait en 1644 intioduit Pascal pour que celuici fît voir au prince la machine arithmétique, ainsi que nous rapprend un billet inédit de Bourdelot à Pascal, ms. 397, suppl, fr,, p. 22, et ms. de la Mazarine, p. 88. « Monsieur, je parlai hier à Son Altesse qui m*a témoigné impatience de vous voir avec votre roue Pascale. Si vous prenez la peine de venir à dix heures du matin, je crois que c'est celle qui lui est la plus commode... Bourdelot. A l'hôtel de Condé, ce 26 febvrier 1644.» Le Recueil de Marguerite, p. 13, le manuscrit de la Bibl. R. SuppL franc., 897, et celui de la Mazarine, p. 372, contiennent la réponse que fit Bourdelot, de Suède, le 14 mars 1652, à la belle lettre de Pascal à la reine Christine, ou plutôt à une autre lettre que Pascal lui avait adressée à lui-môme pour le prier de remettre la Dédicace à la Reine. Dans cette réponse, que nous publions plus bas, sous des élo^ns très-niéiités de Pascal se cache peut-être jdus d'un trait dirigé contre

son invention, roccaskm de sa recherche, ruiitîté de ses ressoits, les diflOk^ultés de son exécution, les degrés de son progrès, le succès de soa accomplissement, et les r^g^ de son usage. Je dirai donc seulement ici le sujet qui me porte à l'offrir à Votre Majesté, ce que je conâdère aHnme le couronnement et le dernier bonheur de son aventure. Je sais. Madame, que je pourrai être suspect d'avoir recherché de la gloire en le présentant à Votre Majesté, puisqu'il ne sauroit passer que pour extraordinaire, quand on verra qu't7 s'adresse à elle; et qu'au lieu qu'il ne devroit lui être offert que par la considération de son excellence, on jugera qu'il est excellent par cette seule raison qu't7 lui est offert *. Ce n'est pas néanmoins cette espérance qui m'a inspiré un tel* dessein. Il est trop grand, Madame, pour avoir d'autre objet que Votre Majesté même. Ce qui m'y a véritablement porté est l'union que je trouve en sa personne sacrée de deux choses qui me comblent également d'admiration et de respect, qui sont l'autorité souveraine et la science solide; car j'ai une vénération toute particulière pour ceux qui sont élevés au suprême degré ou de puissance ou de connoissances'. Les derniers peuvent, si je ne me trompe, aussi bien que les premiers, passer pour des souverains. Les mêmes degrés se rencontrent entre les génies qu'entre les conditions; et le pouvoir des rois sur leurs

Descartes qui yenalide mourir, et qui, après comme avant sa mort» a toujours eu l'honneur de réunir contre lui les esprits médiocres de tous les temps.

1. Tous nos manuscrits mettent avec raison: la,eUe, elle, offerte, excellente^ car c'est le mot machine qui domine tout^ et non pas celui ^* ouvrage t jeté incidemment. Il ne faut pas faire éccire Pascal en 1650^ comme on écrivait en 1779.

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