‹ Études sur PascalChapitre 131 sur 155 · CONVERSION DU PÉCHEUR · texte numérisé non relu

CONVERSION DU PÉCHEUR

(le ceux qui vieillissent dans les maximes du monde^ et quelque autorité que puisse avoir cette multitude d'exemples de ceux qui posent leur félicité au monde , il est constant néanmoins que même quand les choses du monde auroient quelque plaisir solide , ce qui est reconnu pour faux par un nombre infini d'expériences si funestes et si continuelles^ la perte de ces choses est inévitable au moment où la mort doit enfin nous en priver *•

De sorte * que Tàme s'étant amassé des trésors de biens temporels de quelque nature quMls soient, soit or^ soit science y soit réputation, c'est une nécessité indispensable qu'elle se trouve dénuée de tous ces objets de sa félicité, et qu'ainsi s'ils ont eu de quoi la satisfaire^ ils n'auront pas de quoi la satisfaire toujours, et que si c*est se procurer un bonheur véritable, ce n'est pas se procurer un bonheur durable', puisqu'il doit être borné avec le cours de cette vie.

Ainsi *, par une sainte humilité que Dieu relève audessus de la superbe, elle commence à s'élever au-dessus du commun des hommes. Elle condanme leur conduite; elle déteste leurs maximes; elle pleure leur aveuglement; elle se porte à la recherche du véritable bien ; elle comprend qu'il faut qu'il ait ces deux qualités. Tune qu'il dure autant qu'elle ^, et l'autre qu'il n'y ait rien de plus aimable.

i. Cette phrase n'est pas merveillense. Les mss. : // est inévitable que la perte de ces choses ou que la mort enfin nous en prive,

2. U n*y a point dans les manuscrits, et il ne faut point ici d'alinéa. C'est une seule et même idée dont les divers développements se suivent indivisiblement.

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