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Les âmes propres à Tamour demandent une vie d'action qui éclate en événements nouveaux. Comme le dedans est en 1 mouvement^ il faut aussi que le dehors lesoit^ et cette manière de. vivre est un merveilleux acheminement à la passion. C'est de là que ceux de la cour sont mieux reçus dans l'amour que ceux de la ville^ parce que les uns sont tout de feu et que les autres mènent une vie dont Tuniformité n'a rien qui frappe. La vie de tempête surprend, frappe et pénètre.
Il semble que Ton ait toute une autre ftme quand on aime que quand on n'aime pas; on s'élève par cette passion et on devient toute grandeur ; il faut donc que le reste ait proportion, autrement cela ne convient pas^ et partant cela est désagréable.
L'agréable et le beau n'est que la même chose; tout le monde en a l'idée; c'est d'une beauté morale que j'entends parler^ qui consiste dans les paroles et dans les actions de dehors. L'on a bien une règle pour devenir agréable; cependant la disposition du corps y est nécessaire^ mais elle ne se peut acquérir. Les homines ont pris plaisir à se former une idée de l'agréable si élevée que personne n'y peut atteindre. Jugeons-en mieux ^ et disons que ce n'est que le naturel avec une facilité et une vivacité d'esprit qui surprennent. Dans l'amour ces deux qualités sont néoe»saires : il ne faut rien de force^ et cependant il ne faut rien de lenteur. L'habitude donne le reste.
Le respect et l'amour doivent ôtre si bien proportionnés qu'ils se soutiennent sans que le respect étouffe l'amour.
Les grandes ftmes ne sont pas celles qui aiment le plus souvent; c'est d'un amour violent que je parle. Il faut une