‹ Études sur PascalChapitre 15 sur 155 · JAConELOB Pascal, ch. IV, p. 315-8a · texte numérisé non relu

JAConELOB Pascal, ch. IV, p. 315-8a

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qui pourtant n'était qu'une exacte fidélité à la doctrine janséniste de la grâce. Nicole et Arnauld ne se piquèrent pas de tant de rigueur : ils ne voulurent pas pousser la conséquence jusqu'au schisme; mais, pour cela, ils furent contraints de biaiser un peu entre la sincérité et la prudence. La grande M°>* Angélique se réjouit de mourir dans cette terrible rencontre, pour ne pas signer et ne pas refuser de signer. L'autorité d'Arnauld entraîna Port-Royal; mais, si Saint-Cyran eût été là, la logique Teût sans aucun doute emporté sur la politique , et Dieu sait ce qui serait arrivé.

On peut dire qu'il en fut à peu près de la philosophie^ à Port-Royal, comme du formulaire. L'esprit de Port-Royal était contraire à la philosophie; mais elle avait pour elle les habitudes et l'ascendant de deux hommes éiiiinents.

Parcourez les ouvrages de ces Messieurs, les mémoures, les relations^ les lettres et tout ce qui reste de Port-Royal, vous y trouverez partout la condamnation de toute curiosité qui s'écarte du seul objet légitime, le salut, avec le mépris déclaré de toutes les sciences purement humaines, et particulièrement de la philosophie. Sacy n'est pas le plus haut représentant de JPort-Royal; mais il en est, à mon gré, l'expression la plus calme, la plus pure, la plus vraie. 11 n'exagère aucun des principes du jansénisme, mais il les possède et les professe tous avec une modération assurée et en quelque sorte avec une douceur inflexible. Or, demandez à Fontaine l'opinion de Sacy sur le cartésianisme et la philosophie : Fontaine vous dira qu'il blâmait fort ses deux illustres amis de leur attachement à la philosophie nouvelle*. « Souriant doucement quand on lui par-

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